La journée du loden

avril 11, 2009 by Côte-Rôtie

…ou de l’écharpe Burberry’s

[Titre savoureux suggéré par zeppelin sur masouche]

Personnellement, je n’ai rien entendu de la sorte. Ces propos, s’ils ont été dits, interviennent dans un contexte où mes agresseurs étaient drogués ou ivres. Par ailleurs, ils n’étaient pas tous issus de l’immigration. La vidéo de mon agression apparaît comme très stéréotypée car, ce soir-là, je suis habillé de façon bourgeoise et je suis face à quatre jeunes qui faisaient beaucoup de bruit. En aucun cas, je ne veux passer pour l’incarnation d’une certaine image sociale qui aurait été prise à partie par des étrangers. Je ne l’ai pas ressenti comme cela. L’un des assaillants en survêtement, rasé, avait d’ailleurs une couleur de peau très pâle…
Le Figue à rôts

http://video.rutube.ru/6d8c97f8ff1a921a750c9f566ac8f55f

[PS. Article qui arrive comme les carabiniers, mais je n'arrivais n'arrive toujours pas à mettre en ligne des vidéos russkies]

Vers la guerre civile ? Oui, à 64 %

mars 27, 2009 by Côte-Rôtie

Pas en ligne, plus en kiosque…

Hier, dans le Parisien du jeudi 26 mars 2009, un sondage en page 9 sur-titré « Le mécontentement gronde », demandait :

Pensez-vous que, avec la Criiise, les Français :

• Vont plutôt se résigner et se replier sur la sphère privée * : 31 %

• Vont plutôt finir par se révolter, par manifester violemment leur mécontentement : 64 %

En temps normal – dans les années soixante, peut-être – on aurait tempéré de soi-même le sens premier de ces mots, aujourd’hui, ils me semblent relever de la litote prudente. En clair, l’information à retenir n’est pas le taux de réponses positives mais bien le fait que Le Parisien demande aux Français s’ils sont prêts à rejouer la Révolution, l’épuration, et la Saint-Barthélémy, s’il reste un peu de temps, et dans l’ordre qu’ils voudront…

* Intéressante évolution de l’expression « sphère privée » jusqu’alors exclusivement accolé à « religion » – vous savez, ce droit consenti à être catho en dehors des heures de bureau – et qui désignait grosso-modo son studio mais qui, en ces temps d’unions contre-nature aux lignages farfelus, sert dorénavant de périphrase à « famille ».

Ochouitsse : un banal accident de la route

février 11, 2009 by Côte-Rôtie

Non, ce n’est pas moi qui le prétend, ni un quelconque prélat traditionaliste dont on aurait ressorti une coupe au montage, gardée pour la bonne bouche, non, c’est seulement l’avocat d’une vieille dame qui se réveille soixante-cinq ans après et réclame plein de sous pour la déportation de son père.

“On demande simplement à être traité comme n’importe quel citoyen, victime de l’amiante ou d’un accident de la circulation, quand on subit un préjudice on demande à ce qu’il soit réparé”, a poursuivi l’avocat…

Époque farce qui traîne d’une main au tribunal et si possible en prison quiconque avancerait l’hypothèse que les déportés seraient morts ailleurs et autrement que dans des chambres  à gaz, mais permet au détour d’une plaidoirie pour la bonne cause de ramener cela au rang d’un accident de vélib’.

C’est à se demander si Harendt ne s’était pas trompée de cible en théorisant sur la « banalité » du mal.

En tout cas, parti comme on l’est, les révisionnistes auront beau jeu d’arguer qu’ils ne font que remettre en question un constat automobile.

PS.

Oui, ça fait deux posts en en une semaine sur le même sujet, traités différemment, mais étant d’une génération pour qui cet épisode ne faisait pas encore partie des humanités obligatoires en maternelle mais constituait un élément de la jeunesse de nos parents au même titre qu’Hiroshima et Nagasaki, le 6 juin, la bataille du Vercors ou le Pont de la Rivière Kwai, donc du monde qui nous a immédiatement précédé, je ne cesse de m’épater de l’usage excessivement désinvolte que peuvent en faire ses gardiens attitrés.

C’est le problème général des franchises : Mc Do ou Louvre, dès qu’il y a de l’agent en jeu, on est tout de suite moins regardant…

Acheter des cigarettes un Dimanche

février 9, 2009 by Côte-Rôtie

Café-tabac rue Chauchat, à l’angle de la rue Lafayette, tenu par des Chinois. Bientôt sept heures.

À ma commande d’un verre de Côtes-du-Rhône, la patronne qui porte un pull en V au logo Tommy Hilfiger discrêt demande confirmation par “un ballon de Côtes ?” dans le plus pur idiome limonadier.

Marbre pisseux, menuiseries brunâtres et appliques improbables dorées, la déco inchangée depuis une vingtaine d’année si ce n’est trente respecte les canons bistroquetiers d’un ordinaire oublié. Moitié d’Arabes Que des Français au zinc. Posé entre les bouteilles de Ricard et le panonceau à chaînette “Nos Sandwiches”, un pécé portable crachotte à pleins poumons de la variète de restau viet.

Je bois mon verre en dépiautant machinalement mon paquet de cigarettes quand la patronne accueille en mandarin un aréopage de compatriotes débarquant  en terrain conquis dans ce troquet paisible. Je n’entendrai plus un mot de Français jusqu’à ce que je sorte de l’établissement.

On en est encore à recommander la lecture du Camp des Saints alors que Paris s’est déjà transformée en métropole cosmopolite ™ à la Blade Runner. L’avenir, c’est un remake d’Un Singe en Hiver, avec Chow Yun-Fat et Jackie Chan.

Nous en sommes parvenus à un point où l’on regretterait presque que Bruel n’ait pas incarné un jeune aristocrate fin de race pour y retrouver, tant bien que mal, l’image déformée d’un monde encore debout.

Bergen Bimbos

février 3, 2009 by Côte-Rôtie

Aujourd’hui, petit exercice de photographie comparée.

J’entends d’ici les huuuuuurlements que pousserait le photographe de l’affiche du film si on lui mettait l’autre sous le nez avec un point d’interrogation.

Évidement que ce con, ou cette conne, n’y a pas pensé – n’est pas compositeur graphique de pochette d’album de techno nazi-pédée qui veut – c’était une “figure” qui traînait quelque part dans un coin de sa tête, tellement poussiéreuse qu’il en a oublié l’origine. Comme une pieta, une cène, un déjeuner sur l’herbe ou une place Tian-An-Men : une scène originelle dont le sens s’est perdu, devenue accessoire à force d’avoir trop servi.

Et encore, s’il les avait fait s’asseoir derrière une table, la productrice l’en aurait sans doute dissuadé, se remémorant un précédent source d’enquiquinements, sans trop bien se rappeler les motifs, il faudra qu’elle retrouve le numéro de Stratégies.

Bien que cela ne se fasse pas de penser à la place des gens, rien n’interdit de postuler que  cet artiste du sixième art ait eu envie de donner raison à la fois à Hitchcock qui aurait prétendu que les acteurs n’étaient que du bétail, et à d’autres qui estiment que les femmes ne sont que de la viande. Hypothèse gratuite, j’en conviens, avancée de la même manière qu’on peut aussi s’amuser, toutes proportions gardées (j’adore cette expression qui permet les pires horreurs et les à peu près les plus douteux…), à plaider les circonstances atténuantes à un serial killer. Encore que ce soit faire injure à cette corporation dont nombre de membres ont assumé leurs actes.

Notre époque amnésique pourtant obsédée de la Mémoire ™ aura donc permis la transmutation de charniers en composition glamour. Comme ça, gratuitement, sans même aucune intention de nuire, de choquer ou de susciter un éventuel débat sur la mort du cinéma français.

Et à mon avis, ce n’est pas fini…

bergen-bimbos

bergen-belsen

Légende :

en haut : tas de bimbos comédiennes semi anorexiques dont une enceinte posant pour le film “Le Bal des actrices”, de Maïwenn. (Qui ?.. )

en bas : fosse commune de déportés à Bergen-Belsen, morts du typhus après leur libération par les Britanniques.

à propos de diversité

janvier 29, 2009 by Côte-Rôtie

Sans parole, avec une conclusion logique signée Piotr

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Le prochain Peter Pan sera métis

janvier 28, 2009 by Côte-Rôtie

Ou la prochaine Blanche-Neige, la prochaine Belle au Bois dormant, la prochaine Boucle d’Or, le prochain Petit Chaperon rouge, le prochain Petit Prince, le prochain petit Lord Fauntleroy…

Et le prochain Petit Soldat de plomb sera un enfant-soldat Libérien.

Le bébé cadum change de gueule :

avant

après

dégage !..

Halde

janvier 28, 2009 by Côte-Rôtie

Somptueux coup de gueule de Taranis chez Desouche qui se passe de tout commentaire.


Regardez-moi cette bande de pines d’huîtres et de connasses frigides et ménauposées, mélange grotesque de milliardaires douteux et d’ex-syndicalistes dont plus personne ne savait quoi foutre, de grabataires pisseux à sonotone et calvitie, de rastaquouères à chevelure prolifique et de collectioneuses de coléoptères ; cette bande ignoble de ringards vivant hors du temps, bétail élevé hors sol, mais dotés des pouvoirs de la Gestapo doublés de l’arrogance humanitaire abbépierresque. Eh bien ce sont ces marginaux méprisables mal finis qui ont la responsabilité de dire aux Français avec qui ils doivent vivre et travailler, à qui ils doivent confier leur patrimoine, qui ils doivent accueillir en priorité chez eux. C’est Louis Schweitzer le voyou milliardaire sans scrupule qui va aller expliquer au retraité de 65 ans avec ses 1100 euro de pension mensuelle qu’il ne doit pas refuser de louer le F2 qu’il s’est payé après 40 ans de turbin au premier pygmée qui passe avec ses 4 femelles et sa tribu de 18 gosses. C’est Nicole Notat la parasite professionnelle, vieille bique auto-satisfaite, qui va faire condamner le prolo à 15 000 euro d’amende et 6 mois avec sursis parce qu’il aura refusé de prendre un musulman comme apprenti dans sa charcuterie qui lui rapporte 2000 euro par mois. C’est cette bande de collabos exécrables surpayés avec nos impôts qui va ruiner une agence immobilière et ses 6 employés parce que son directeur aura conseillé à un client d’éviter de louer son appartement à un Malien, après 28 expériences malheureuses du même genre. Ces apprentis totalitaires sont les pires ennemis du peuple, l’union enfin ouvertement consommée de la gauche humanitaire et du grand patronat, qui non contents de nous faire vivre dans une société qui n’a plus de sens ni plus de fondements, voudraient encore nous ôter le droit de nous arranger au mieux en préservant le minimum. Inutile de dire que tout cela n’ira pas bien loin et qu’on ne peut pas tout saccager trop longtemps sans avoir à le payer soi-même.

Gaza-Israël : extension du domaine de la lutte

janvier 11, 2009 by Côte-Rôtie

Chez Desouche, BDS sous-titre ainsi sa vidéo :

Le PMF, ou parti des «musulmans de France**» , milite en faveur de la Palestine et résume sa position par un mot d’ordre simple : «une terre, un peuple». Une devise que nous approuvons sans restriction.


C’est certain, BDS, nous l’approuvons tous sans restriction. Pour ce qui nous concerne, du moins. Ensuite, chez les autres, c’est parfois et souvent fonction de leur histoire, et je ne pense pas qu’au Proche-Orient.

Mais comme il est pour le moment illusoire – encore qu’on puisse se demander pourquoi, comme si l’Histoire indiquait à l’avance les dates à saisir sur le calendrier – d’espérer une manifestation française sur le même mot d’ordre au sujet de son propre territoire, les commentaires qu’on pourrait être tentés de faire me feront l’effet d’un coussin glissé sous notre séant dans cette nouvelle caverne qu’on appelle internet.

Je ne crache pas dans la soupe, je suis un fervent spectateur et projectionniste de ce média, mais c’est un sentiment latent qui ne demandait qu’à s’exprimer à cette heure tardive.

Le fait est que commenter les championnats dans le reste du monde en s’engueulant sur des équipes étrangères, c’est une chose, constater que les matches débordent chez nous et qu’on n’a ni équipe, ni même possibilité de jouer à domicile, c’est usant à la longue.

Deux autres vidéos d’une semaine de téléfootoir :

Sur la première des Bobbies londoniens fuient devant des islamistes aggressifs et goguenards supporteurs de l’équipe Palestinienne, le 3 janvier 2009.

Sur la seconde, leurs alter ego “parisiens”, manifestant pour le même prétexte – peut-on appeler ceci une cause. Même dans le sens de motif de leur envie de foutre la merde en crinat alaouaquebarre parce qu’ils ne savent rienfaire d’autre et que ça réchauffe de leur indignation courroucée ?  – saccagent la place de la République, hier samedi 10 janvier 2009. C’est plus courant, déjà.

Pour conclure sur cette analogie footbalistique, il semble aquis qu’il n’est de bon houliganisme qu’étranger, aux yeux de l’agglomérat de parasites cooptés qui nous tient lieu de gouvernement.

Addendum : plein d’autres jolies images animées ici.

I wish you a Merry Christmas and a Happy New Year

décembre 24, 2008 by Côte-Rôtie

L’expression « fêtes… de fin d’année » était un raccourci qui sous-entendait Noël et le Nouvel An. Dans le meilleur des cas, on vous souhaitait volontiers de bonnes fêtes de Noël. Quoique la Saint Sylvestre – qui nomme encore de la sorte le 31 décembre, au fait ? – était une fête d’adulte et le réveillon de Noël, une fête de famille empreinte de mystère et de sacré dont la messe de Minuit constituait le point d’orgue (avec ou sans.  Les orgues…). Cette distinction allait cependant de soi, même si on pouvait déplorer cette paresse des mots.

Aujourd’hui, il est patent que cette périphrase est voulue dans le but d’éviter de faire mention de Noël. Au mieux, si on peut appeler cela « mieux », Noël est laïcisé à outrance. On n’en conserve que les symboles les moins religieux, ou vidés de leur substance : outre le sapin désormais présenté comme un objet de consommation saisonnier, on parlera de Père Noël, de rennes, de lutins, de bonhomme de neige, d’étoile peut-être, mais en tant qu’élément de déco. Et encore, devant la concurrence effrénée de sorcières de Noël et autres Noël mandingues (sic…), il a du soucis à se faire, Santa Claus.

En revanche, toute référence religieuse est bannie et la Nativité du Fils de Dieu, sciemment occultée. Je le redemande chaque année, combien de crèches pouvez vu dénombrer dans les vitrines de magasins ? Celles qui restent entières, du moins, pas comme en Belgique ou à Pont-à-Mousson. Et si l’exercice vous semble trop périlleux, essayez de trouver plus d’une carte de vœu souhaitant un Joyeux Noël avec une image de la Sainte Famille au lieu d’un bonhomme de neige ivre mort.

Je ne sais ce qu’il en est en province, mais à Paris vous pouvez vous accrocher pour lire un « Joyeux Noël » illuminé suspendu d’un côté à l’autre d’une rue, quand ceux-ci étaient banals il y a encore quinze ans – je sais, c’est un siècle.

Autre signe d’une évolution dont je n’avais pas pris la mesure : les rues commerçantes autrefois animées de chants de Noël, sont de nos jours désespérément silencieuses. Je n’oserais plus espérer un « Il est né le Divin Enfant », mais même un guilleret « Vive le vent d’hiver » aurait fait l’affaire. Et quand je dis « autrefois » je précise que je suis quadragénaire, et n’ai pas l’âge de Mathusalem. Croisons les doigts pour qu’il ne vienne pas à l’esprit d’un abruti producteur de dix, genre fils de Président, l’idée de faire un… Non, je n’ai même pas envie de le dire.

Joyeux Noël à tous, à vos familles, à vos proches.

http://www.deezer.com/track/we-wish-you-a-merry-christmas-T325946