Les Darwin Awards au service de la lutte contre l’insécurité

octobre 6, 2011

Cet Indien de 33 ans surnommé «Babu», qui menait une vie travailleuse et sans histoires à Paris, a payé de sa vie le 29 septembre un acte citoyen «qui devrait donner l’exemple», selon le directeur adjoint de la police des transports, Serge Rivayrand.

Soyez citoyens : faites-vous buter dans le métro…

À Bollywood, tout finit commence par des chansons

Accessoirement, c’est curieux, hein ? on ne sait pas grand-chose du type qui l’a balancé sur la voie, ni son âge, ni son surnom encore moins sa nationalité et surtout s’il menait lui aussi “une vie travailleuse et sans histoire”

J’oubliais le meilleur presqu’aussi bon, toujours dans cet article du Parisien : Frédéric Mitterrand a, lui, salué «ce pauvre Babu qui fait partie de ces héros ordinaires qui rendent la vie meilleure» et qui «représentait ce qu’il y a de beau dans la culture indienne, le partage, l’attention aux autres».

Dommage qu’il n’ait pas été Japonais, parce que, dépassant sa caricature par les Guignols, notre Fredo national n’aurait pas manqué de célébrer son sens du sacrifice…

C’est Dutroux qu’on assassine !

juin 2, 2011

[Réponse à l'article de Yann Moix. J'en ai profité pour l'améliorer un tant soit peu]

Je viens de lire le pensum de Yann Moix. Laissons tomber l’analyse de texte psychanalytico-miroir à deux balles (en deux mots, c’est le genre de texte qui risquerait de lui servir d’épitaphe) , il fait plus fort que Joffrin en sautant de tout son poids sur le sophisme le plus con de ce début de siècle

Relater un article lu dans le Figaro-Magazine mettant en cause sans la nommer une personnalité politique équivaut («- vaut », pas « -vaudrait », il est on ne peut plus affirmatif en ayant écrit son billet au présent) à émarger à la Kommandantur…

Raccourci qui ferait par conséquent passer la moindre revue de presse pour un brouillon de liste de fusillés et permettrait de comparer ces grandes figures du genre qu’ont été Pascale Clarke et Jean-Michel Apathie à Brasillach et Cousteau (non, pas lui, son frère).

Son utilisation de ce procédé rhétorique serait accessoire, bénin, voire acceptable s’il n’y avait ce léger détail, à savoir des faits de pédophilie. Et c’est là qu’il se ramasse méchamment sur le tapis.

Parce que, si l’on suit sa logique, s’offusquer d’un crime sexuel abject contre des enfants équivaut donc à balancer des Résistants aux Boches.

Mais alors, quelle est la conclusion de la splendide démonstration de Yann Moix ? Ben, que les pédophiles sont des héros de la Résistance… CQFD.

Et c’est ainsi que, faute d’avoir un Dreyfus sous la main, on en arrive à prendre la défense d’Emile Louis…

Si cela peut le consoler , il n’est pas le seul à avoir fait preuve d’un aveuglement aussi stupide et même misérable : Laurent Joffrin avait ouvert le bal dans le NouvelObs sur le même air que lui, et deux heures avant que Moix ne macarène comme un diable, Renaud Revel avait pris la danse suivante dans l’Express en associant implicitement les crimes sexuels à des « histoires d’alcôve ».

À l’heure excessivement matinale – d’aucuns l’appellent le milieu de la nuit – où je poste, Libé titre sa une par un “Dirty Ferry” qui conforte si besoin était cette maladresse qui confine à la connerie crasse avec l’emploi de comparaisons totalement inappropriées, sauf à considérer, en l’espèce, que l’Inspecteur (“Dirty”) Harry était un dénonciateur de pédophiles et par conséquent, lui aussi un salaud…

addendum : La play-list s’allonge et les djs se succèdent. C’est au tour de François Miclo d’être pris en flagrant délit de diptèrophilie anale dans Causeur, reprochant pêle-mêle à Luc Ferry de colporter des ragots tout en ne rentrant pas assez dans les détails (leçons de choses à la clef), lui-même évitant prudemment de supputer des résultats d’une éventuelle enquête dont il espère cependant qu’elle fera taire l’importun à défaut de punir le ou les coupables.

Accrochez vos ceintures, cela ne fait que commencer.

PS.
Que l’on soit bien clair : si l’on m’apprend qu’une personnalité ou un anonyme va aux putes ou partouze à tout va avec bobonne, je m’en contrefous, ça le regarde. En revanche, s’il se met à enculer des enfants, avancer comme certains le font que cela ressort de la « vie privée » qu’il s’agirait de « respecter » est une saloperie sans nom, et par ailleurs une apologie de crime.

DSK, victime de la pub

mai 15, 2011

Et dire qu’il avait quitté le Sofitel avant la permission de 16 heures…

Eva Joly écrit avec des bottes en caoutchouc

avril 16, 2011

Un connard a forouardé ceci, qui a fini par atterrir dans mon courrier.
Certes, il ne s’agit que de la mise en application d’un mode de sélection des candidats tout droit importé des Zuhèsses des primaires au sein des Ecolos, oups ! de Génération Ecologie-Les Verts, mais parvenir à concilier un tel concentré de langue de bois avec si peu d’enthousiasme méritait qu’on s’y arrêtât cinq minutes…

Chers-e-s ami-es [1]
[Ça se lit comment ? « Cherzezami... euh... esse » ?.. ]

Je souhaite que ces primaires permettent un débat de qualité [2], qu’elles puissent être un premier pas [3] dans le dialogue [4] que nous devons engager avec nos concitoyens autour de notre projet de transformation écologique de la société.
[Les connaissant, à l’allure à laquelle il a fallu se mettre d’accord pour rédiger cette phrase d’une prudence de sioux sur ce qu’il conviendrait peut-être de faire, sont pas prêts d’y arriver à la transformer « durablement » la société.]

L’abandon en rase campagne [5] des projets issus du Grenelle de l’environnement et de la taxe carbone, l’acharnement à défendre le tout nucléaire et sa dissémination dans le monde entier, les tentatives d’imposer l’exploitation du gaz de schiste, le soutien à une agriculture toujours plus intensive au détriment de l’agriculture biologique, le bradage [6] * des services de fret par rail au profit du routiers… sont le vrai bilan des années Sarkozy/ Borloo/ NKM. [Un instant, j'ai cru que c'était le nom d'un groupe de rap. « NKM », sans déconner, c'est pour faire jeune ? Putain ! C'est à l'image de ces lignes, écrites comme un torchon...] La politique de la haine [7] et de la stigmatisation [8] est insupportable. [« Politique de haine et de stigmatisation »... Blam ! La perruque dans le potage... Contre qui, contre quoi ?.. Je remonte... Les agriculteurs bios ? Les cheminots du fret ?.. On devine le militant aux aguets qui à la relecture s'est aperçu avec horreur qu'on n'avait pas placé une ligne sur sur la richesse éternelle de la France. En revanche, ne cherchez pas : les mots « arbres », « labour », « patrimoine », « terroir » ou même « pâquerettes » n'y figurent pas. Les Écolos sont des gens qui n'aiment pas la campagne parce que lorsqu'il ne pleut pas, ça leur flanque le rhume des foins.]

L’écologie politique, c’est l’alternative [9] à une société où tout s’achète et où tout se jette, où notre environnement est soumis aux pillages et à l’exploitation, où la mise en concurrence détruit notre vivre ensemble [10]. [Décodage rapide : l’écologie politique c’est le retour au Cambodge de Pol-Pot.] L’écologie politique, c’est un choix de civilisation [11], qui marie responsabilité, autonomie, et solidarité [12]. [N’en ai pas l’énergie, mais c’est aussi tarte et contradictoire que « Liberté-Egalité-Fraternité ». Z’ont oublié « bonheur », dans la liste. Ah ben non : « joyeuse » figure juste après dans le dernier paragraphe... ]

Je souhaite une campagne collective, joyeuse et imaginative [13]. [Elle sera dans les faits individualiste ET bordélique, chiante comme la pluie et sans rien d’intéressant.] Je compte la mener avec vous [14]. Je vous adresse un premier outil [15] pour commencer à l’organiser : il s’agit d’un appel de soutien, à signer et à faire signer, que vous pouvez trouver sur le site [evajoly.fr]. Ce site est un outil, vous pouvez y suivre la campagne, y participer et l’animer. [On imagine le reste de la boîte à outils : un tournevis pété et un vieux marteau sans manche...]

Cordialement, [La formule déjà pas terrible, mais qui se conçoit dans un courrier formel où il serait déplacé de terminer par un « Je vous embrasse", est navrante dans un contexte de candidature à la Présidence de la République]
Eva Joly

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Laissez tomber le style de bas-salarié du service public, vous avez lu « France », ou même « République » dans ce machin qui a du être griffonné sur un coin de nappe en papier en poussant les bouteilles de vin bio ?..

[1] à [15] : Clichés à la con ou formules toutes faites bien dans l’air du temps.
* « Bradage » n’existe pas. Une seule occurrence dans le TLF, et encore : entre guillemets dans une citation.

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Cortège de parapluies. Une trentaine de militants écologistes et élus locaux ont suivi, dans la gadoue de la côte de Montguichet, les bottes en caoutchouc noires d’Eva Joly, hier après-midi à Chelles. C’est sur les hauteurs de ce terrain boisé de 90 ha, promis par des associations locales à devenir un site de biodiversité et de promenade pédagogique, que la députée européenne d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) a choisi de partir en campagne aux côtés des candidats verts locaux aux élections cantonales. […] [Rigoureusement sic in. Le Parisien]

De la révolution comme motif de papier peint

janvier 30, 2011

Au commencement était la “révolution des œillets” – que tout le monde a oublié ; c’étaient les ‘tougaiches.

Depuis, disons depuis l’Ukraine, ou la Géorgie, on a pris l’habitude de donner des noms de fleurs ou de couleur à chaque changement de régime à 180 ° s’opérant dans le monde.

Le départ précipité de Ben Ali ayant été baptisé du doux nom de révolution du jasmin, si Moubarak se tire, parlera-t-on de révolution du papyrus ?..

Le pays qui n’existait pas

décembre 23, 2010

Il est significatif de la dichotomie entre l’être et le fantasmé que, bien que présent dans la bande-annonce, ce morceau ne figure pas dans “Black Hawk Down”.

De toute façon, la Somalie, c’est les Wampas et Edith Piaf sur un air de Céline et de James Crumley.

Comprenne qui pourra.

Ragoût de sanglier et piquette

décembre 10, 2010

[Où il sera assez peu question de sanglier en définitive, mais le titre devait annoncer ma seule expérience et répondre à un vieux post avant que je ne m'aperçoive que tout le fil de cette conversation méritait de figurer ici. Grâce en soit rendue aux différents acteurs de ces navrants témoignages de la faiblesse humaine.

À leur santé !].

Tout les journaux là dessus, bordel… 10/15 cm de neige, et “Paris” est paralysé. Quelle bande de pattes à ressorts, ces parigots.

Un ami d’un voisin village était justement passé, hier…midi moins le quart…Je lui colle une anisette dans le gésier, et puis une autre, parce que sans être Rapy, le gaillard a une belle contenance.

Le groin en l’air, il hume la belle odeur de tripes que Mme le vieux, restée sur un échec cuisant (c’est le moins que l’on puisse dire ! ) la semaine passée, à voulu remettre au plat du jour. 10h qu’elles mijotent, et “il y gouterait bien”… (aux tripes, pas à Mme le Vieux).

J’essaie comme je peux de le dissuader en lui faisant remarquer que les tripes ne sont pas le fleuron de Mme le Vieux, mais, tact et délicatesse, qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise… Vexée comme un poux, Mme sort immédiatement une assiette supplémentaire. J’essaie encore en lui faisant remarquer qu’il s’est mis soudainement à tomber des flocons gros comme des vaches et si collants qu’ils “tiennent” immédiatement au sol ! “Tu es sûr que tu pourras rouler pour rentrer chez toi ?”… Comme il répond que “oui, bien sur” je l’invite bien volontiers à partager les audaces acharnées de Mme…

Pire que Côte-Rôtie ! il en reprend 3 fois, ce con…Il me mange tout mon repas de demain (encore meilleures réchauffées)…Perfidement, je lui sort une canette que nous avons depuis des années, non pour la faire vieillir, mais parce que personne ne s’est jamais décidé à gouter à un truc pareil…à ce “vinho alentejano tinto” made in Portugal. Le breuvage est entre la confiture de cassis et le madère. Il n’y a pas une seule autre canette à la maison, et “il préfère encore ça à de l’eau”… Le glouton a aussi droit à une morceau de fromage tout racorni par le chauffage qui turbine à fond la caisse; mais là encore, il souligne “que c’est l’intention qui compte” et que ca lui rappelle des petits crottins corses gros comme des pièces de 2 euros apres avoir sèché 10/12 ans !

Comme toute initiative un tant soit peu humaine est impitoyablement châtiée en ce bas monde, en représailles, il nous invite pour le lendemain soir, à bouffer chez lui… J’aime pas sortir le soir.

La couche de neige atteint maintenant 10 bons centimètres, lorsqu’il se remet au volant. Peut-être une toute petite chance d’échapper au repas de demain soir ? (il n’a pas de pneus “contact”)..
© Le Vieux

Envoie ton rouge portos je vais te dire ce que j’en pense.

La première fois que j’ai sifflé du rouquin portos c’était faute de mieux. J’arrive chez un pote, grosses moustaches, le quintal, solide culture classique, boxeur de haut niveau, bon musicien, plus ivrogne que moi à l’époque (quelques années) et lui dit, “Jojo j’arrive pas les mains vides”. Le pif nous a fait la première partie de l’apéro tant il passait bien.
Nous faisions des essais : pelures d’oranges vertes mises dans du whisky de seconde zone (Glenfidich). Bof.
On s’ennuyait ferme le dimanche. C’était boire ou baiser. Lui était marié moi pas. Il buvait plus que moi je baisais plus que lui.
Une impression de vide immense. Un truc à rendre fou, alcoolos, dépressifs les moins charpentés du bulbe.

Un jour nous avons trouvé un exutoire : la cueillette des ananas dans la brousse. Puis, un dimanche, autour d’un verre un troisième larron a prononcé le mot “chasse”. Un quart d’heure plus tard le nez piqué de vin, boîtes de bière dans les poches, flingues en main sommes partis tirer des pigeons et des chauve-souris.
Revenus bredouilles, plus cuits qu’au départ.

Le temps passant ça devenait sérieux. Un gars sur le toit de la cabine du pick-up toujours bourré, ça tirait de partout. Ça devenait compulsif. On s’arrêtait pour l’apéro du dimanche soir au gré des déplacements chez des hôtes complaisants connus pour aimer la bouteille.
© La Rapière

Je te la siffle à la paille, ta topette ! On fait, chez les Porcs Tout Gays, du rouge qui colle aux papilles comme du réglisse, l’image de la confiote est particulièrement bien trouvée tant c’est en trois dimensions. Du picrate pour bourrins, pas cher du tout, 0% de prestige, ça atteint facilement ses 14,5° – l’équivalent vinassier de l’Amsterdamer des pounques !
Mille fois ça plutôt que les Aloxe-Corton 2000 qu’on m’a offerts récemment, et qui n’auraient pas eu plus de personnalité, de complexité ou de finesse si on les avait reconverti en sangria !
Arrière, vile Bourgogne ! A moi, le Douro !
© Génération Perdue

Un peu pareil. Nous étions allé déjeuner dans un.. Comment définir l’endroit ? Une sorte de ferme auberge dont la spécialité était le sanglier qu’ils élevaient plus ou moins eux-même. Un semi bout du monde de Haute-Provence, la salle de restaurant était vaste et meublée de longues tables que l’on ne voit plus que dans le Seigneur des Anneaux, et ouvrait sur une vue splendide, mais en messieurs bien élevés nous en laissâmes la jouissance aux dames.

Dans le ragoût, noir comme du coke un soir sans lune, surnageaient de grosses rondelles de carottes dont l’orange se détachait telles des balises.

Nous commandâmes du vin, qui nous fut servi sans cérémonie dans des carafes de verre blanc. À la première gorgée, les messieurs s’étranglèrent et les dames tournèrent de l’œil.

J’ai déjà bu des vins dégueulasses (les Cévennes sont championnes en ce domaine), ou de la saloperie ordinaire de restaurants en chaîne spécialisés dans la boustifaille carnée avec des petits drapeaux dans l’assiette mais celui-ci était inouï.

Certes imbuvable au premier abord, du genre à créer un incident diplomatique lors d’un dîner d’étudiants fauchés autour de spaghetti à la carbonara ratées, j’ai fait fi de mes a priori et voulu en savoir plus. Le vin s’apparentait en fait à ces individus mal dégrossis, abîmés par l’existence mais entiers et sincères que le hasard de la vie peut vous faire rencontrer et apprécier le temps d’une soirée, dans un lieu improbable et souvent pourri. Il exhalait la même authenticité que Quasimodo : une bonne nature qui ne voulait de mal à personne et faisait du mieux qu’il pouvait malgré les tares qu’ils se trimballait depuis la naissance. Et à cet égard, s’est révélé bien plus sympathique que nombre des ses congénères élevés en batterie en fûts de chêne.

Le sanglier et lui ont pris langue, ils devaient se connaître parce qu’ils ne se sont rien dit de fâcheux et, tandis que je m’enivrais doucement tout en déjeunant, j’avais le sentiment de faire un repas moyenâgeux dans le fief d’un petit seigneur de province reculée.
© ma pomme…

Moi j’aime le résiné .
Djadjiki , tarama , souvlaki . 


Un coup d’Uzo et envoie le résiné … 

Je regarde les ânes qui trottent , un vieux compte son chapelet d’ambre en buvant du Mastic , le pélikan entre dans l’église , d’un coup d’ailes il éteint les cierges , le Pope le poursuit furieux . 


Un souvenir de jeunesse .
© Landru

Contes ordinaires de la jeunesse

décembre 5, 2010

“Papa, je me suis fait dépouiller mon portable par des “Roumains”. Ils avaient environ dix-sept ans [plus âgés que lui] on n’a rien pu faire, il y avait de la neige plein la rue, ils sont arrivés par derrière et ils nous ont chuchoté dans l’oreille “Tou donne toun portable ou onnne té casse la tête”. J’avais cinq euros, je ne leur ai pas donné, mais le portable, ils avaient déjà commencé à nous palper les poches. Non, t’inquiète pas, à part ça ils ne m’ont rien fait. Le plus relou Ce qui m’énerve [rewriting... ], c’est que j’avais dit à mon copain de prendre un autre chemin, mais il a insisté pour qu’on prenne cette ruelle pourrie, dans laquelle il n’y avait personne… Pfff… Ça ne sert à rien de porter plainte, il s’en foutent… Bon, d’accord, si tu m’accompagnes.”

Vade-mecum du bordel

novembre 7, 2010

[« Bréviaire du chaos » était déjà pris, tant mieux, et pour le titre, le contenu et la pérennité de l'ensemble - je parle bien sûr de Caraco. Mais pour éviter que ce blogue n'aille rejoindre le cimetières des carcasses échouées, il faut bien lui faire prendre l'air, quitte à caboter nonchalamment ; d'où cette compilation de quelques lieux communs personnels. Vous trouverez de plus patentes démonstrations de cette énergie du désespoir (c'est "énergie", le mot important, surtout) qui caractérise tant la facho... réaco... réinfo... HLPSDNH... mosisi... oh merde ! sympatochesphère, tiens !. chez MM. french carcan, Stag aka GIpi, fromage+, Ivane, même qui, s'il date un peu, a entr'ouvert le temps d'un billet sa loge de diva, la fine équipe du Cigibi, le drôle d'oiseau qui prend son pied et bien sûr le Michel Drac's workship, pour ne citer qu'eux. ]

Autrefois, les enfants rythmaient leur marche en égrenant leurs doigts aux grilles des squares, de nos jours ils évitent les barrières de protection Decaux contre lesquelles ils risqueraient de se blesser.

Les grilles des squares par ailleurs dessinées comme des pilums d’apparat quand, aujourd’hui, le nec plus ultra du « mobilier urbain » serait réformé par l’armée pour inesthétisme patent si on les proposait comme défense anti-char.

Ce sont parmi les plus rétifs à reconnaître les différences entre les races que l’on trouve les plus grands laudateurs de la diversité.

Confusion des genres : être Français – être UN Français.

“La France a toujours été une terre d’immigration”
Comment se fait-il que nous ne soyons pas tous noirs ?

Les grandes écoles et les universités prestigieuses sont l’école hôtelière de l’hyper classe : des fabriques à loufiats de luxe.
Certains parvenant à finir concierges de palaces, cela donne aux autres le courage de continuer à faire les chambre.

J’aime mon époque moins qu’hier et plus que demain.

Nous en voulons à notre époque de nous avoir rendus incapable de transmettre l’espoir à nos enfants.
Et par « époque » nous entendons ces ordures de la génération précédente qui ont délibérément joui du déclin provoqué de leurs successeurs.

Le sentiment d’être séparé d’un océan de merde par un polder dont chaque moellon saute l’un après l’autre…


J’ai parfois le sentiment qu’il s’agit d’une page cachée de l’Apocalypse qui nous est donnée à vivre mais qui a été cachée par Lucifer ou par Dieu pour nous punir.

La Rapière

Il m’arrive moi aussi parfois mais de plus en plus fréquemment de ressentir le Mal à l’œuvre. Il ne peut pas s’agir que de effet de l’histoire, du cours des choses, de l’évolution de nos sociétés, en d’autre termes, ce ne peut être humainement de notre seule responsabilité.

Et ce qui me tue, c’est l’aveuglement et la surdité volontaires de mes contemporains. Ce refus de réaliser, parce que cela briserait le voile de leur assurance que tout ne va pas si mal.

Ça manque de filles 4

novembre 7, 2010

Susanne, avec un ‘s’, Benton, jeune et jolie actrice découverte dans Apocalypse 2024, de LQ Jones, d’après une nouvelle du déjà-inconnu-ou-tombé-dans-l’oubli-quoique-essentiel-mais-bon-vous-savez-les-gens-ne-lisaient-déjà-pas-beaucoup-avant…- nouvelliste, Harlan Ellison


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