Le prochain Peter Pan sera métis

janvier 28, 2009 par Côte-Rôtie

Ou la prochaine Blanche-Neige, la prochaine Belle au Bois dormant, la prochaine Boucle d’Or, le prochain Petit Chaperon rouge, le prochain Petit Prince, le prochain petit Lord Fauntleroy…

Et le prochain Petit Soldat de plomb sera un enfant-soldat Libérien.

Le bébé cadum change de gueule :

avant

après

dégage !..

Halde

janvier 28, 2009 par Côte-Rôtie

Somptueux coup de gueule de Taranis chez Desouche qui se passe de tout commentaire.


Regardez-moi cette bande de pines d’huîtres et de connasses frigides et ménauposées, mélange grotesque de milliardaires douteux et d’ex-syndicalistes dont plus personne ne savait quoi foutre, de grabataires pisseux à sonotone et calvitie, de rastaquouères à chevelure prolifique et de collectioneuses de coléoptères ; cette bande ignoble de ringards vivant hors du temps, bétail élevé hors sol, mais dotés des pouvoirs de la Gestapo doublés de l’arrogance humanitaire abbépierresque. Eh bien ce sont ces marginaux méprisables mal finis qui ont la responsabilité de dire aux Français avec qui ils doivent vivre et travailler, à qui ils doivent confier leur patrimoine, qui ils doivent accueillir en priorité chez eux. C’est Louis Schweitzer le voyou milliardaire sans scrupule qui va aller expliquer au retraité de 65 ans avec ses 1100 euro de pension mensuelle qu’il ne doit pas refuser de louer le F2 qu’il s’est payé après 40 ans de turbin au premier pygmée qui passe avec ses 4 femelles et sa tribu de 18 gosses. C’est Nicole Notat la parasite professionnelle, vieille bique auto-satisfaite, qui va faire condamner le prolo à 15 000 euro d’amende et 6 mois avec sursis parce qu’il aura refusé de prendre un musulman comme apprenti dans sa charcuterie qui lui rapporte 2000 euro par mois. C’est cette bande de collabos exécrables surpayés avec nos impôts qui va ruiner une agence immobilière et ses 6 employés parce que son directeur aura conseillé à un client d’éviter de louer son appartement à un Malien, après 28 expériences malheureuses du même genre. Ces apprentis totalitaires sont les pires ennemis du peuple, l’union enfin ouvertement consommée de la gauche humanitaire et du grand patronat, qui non contents de nous faire vivre dans une société qui n’a plus de sens ni plus de fondements, voudraient encore nous ôter le droit de nous arranger au mieux en préservant le minimum. Inutile de dire que tout cela n’ira pas bien loin et qu’on ne peut pas tout saccager trop longtemps sans avoir à le payer soi-même.

Gaza-Israël : extension du domaine de la lutte

janvier 11, 2009 par Côte-Rôtie

Chez Desouche, BDS sous-titre ainsi sa vidéo :

Le PMF, ou parti des «musulmans de France**» , milite en faveur de la Palestine et résume sa position par un mot d’ordre simple : «une terre, un peuple». Une devise que nous approuvons sans restriction.


C’est certain, BDS, nous l’approuvons tous sans restriction. Pour ce qui nous concerne, du moins. Ensuite, chez les autres, c’est parfois et souvent fonction de leur histoire, et je ne pense pas qu’au Proche-Orient.

Mais comme il est pour le moment illusoire – encore qu’on puisse se demander pourquoi, comme si l’Histoire indiquait à l’avance les dates à saisir sur le calendrier – d’espérer une manifestation française sur le même mot d’ordre au sujet de son propre territoire, les commentaires qu’on pourrait être tentés de faire me feront l’effet d’un coussin glissé sous notre séant dans cette nouvelle caverne qu’on appelle internet.

Je ne crache pas dans la soupe, je suis un fervent spectateur et projectionniste de ce média, mais c’est un sentiment latent qui ne demandait qu’à s’exprimer à cette heure tardive.

Le fait est que commenter les championnats dans le reste du monde en s’engueulant sur des équipes étrangères, c’est une chose, constater que les matches débordent chez nous et qu’on n’a ni équipe, ni même possibilité de jouer à domicile, c’est usant à la longue.

Deux autres vidéos d’une semaine de téléfootoir :

Sur la première des Bobbies londoniens fuient devant des islamistes aggressifs et goguenards supporteurs de l’équipe Palestinienne, le 3 janvier 2009.

Sur la seconde, leurs alter ego “parisiens”, manifestant pour le même prétexte – peut-on appeler ceci une cause. Même dans le sens de motif de leur envie de foutre la merde en crinat alaouaquebarre parce qu’ils ne savent rienfaire d’autre et que ça réchauffe de leur indignation courroucée ?  – saccagent la place de la République, hier samedi 10 janvier 2009. C’est plus courant, déjà.

Pour conclure sur cette analogie footbalistique, il semble aquis qu’il n’est de bon houliganisme qu’étranger, aux yeux de l’agglomérat de parasites cooptés qui nous tient lieu de gouvernement.

Addendum : plein d’autres jolies images animées ici.

I wish you a Merry Christmas and a Happy New Year

décembre 24, 2008 par Côte-Rôtie

L’expression « fêtes… de fin d’année » était un raccourci qui sous-entendait Noël et le Nouvel An. Dans le meilleur des cas, on vous souhaitait volontiers de bonnes fêtes de Noël. Quoique la Saint Sylvestre – qui nomme encore de la sorte le 31 décembre, au fait ? – était une fête d’adulte et le réveillon de Noël, une fête de famille empreinte de mystère et de sacré dont la messe de Minuit constituait le point d’orgue (avec ou sans.  Les orgues…). Cette distinction allait cependant de soi, même si on pouvait déplorer cette paresse des mots.

Aujourd’hui, il est patent que cette périphrase est voulue dans le but d’éviter de faire mention de Noël. Au mieux, si on peut appeler cela « mieux », Noël est laïcisé à outrance. On n’en conserve que les symboles les moins religieux, ou vidés de leur substance : outre le sapin désormais présenté comme un objet de consommation saisonnier, on parlera de Père Noël, de rennes, de lutins, de bonhomme de neige, d’étoile peut-être, mais en tant qu’élément de déco. Et encore, devant la concurrence effrénée de sorcières de Noël et autres Noël mandingues (sic…), il a du soucis à se faire, Santa Claus.

En revanche, toute référence religieuse est bannie et la Nativité du Fils de Dieu, sciemment occultée. Je le redemande chaque année, combien de crèches pouvez vu dénombrer dans les vitrines de magasins ? Celles qui restent entières, du moins, pas comme en Belgique ou à Pont-à-Mousson. Et si l’exercice vous semble trop périlleux, essayez de trouver plus d’une carte de vœu souhaitant un Joyeux Noël avec une image de la Sainte Famille au lieu d’un bonhomme de neige ivre mort.

Je ne sais ce qu’il en est en province, mais à Paris vous pouvez vous accrocher pour lire un « Joyeux Noël » illuminé suspendu d’un côté à l’autre d’une rue, quand ceux-ci étaient banals il y a encore quinze ans – je sais, c’est un siècle.

Autre signe d’une évolution dont je n’avais pas pris la mesure : les rues commerçantes autrefois animées de chants de Noël, sont de nos jours désespérément silencieuses. Je n’oserais plus espérer un « Il est né le Divin Enfant », mais même un guilleret « Vive le vent d’hiver » aurait fait l’affaire. Et quand je dis « autrefois » je précise que je suis quadragénaire, et n’ai pas l’âge de Mathusalem. Croisons les doigts pour qu’il ne vienne pas à l’esprit d’un abruti producteur de dix, genre fils de Président, l’idée de faire un… Non, je n’ai même pas envie de le dire.

Joyeux Noël à tous, à vos familles, à vos proches.

http://www.deezer.com/track/we-wish-you-a-merry-christmas-T325946

Croule Britannia

décembre 16, 2008 par Côte-Rôtie

L’ennemi, ce ne sont pas que les nwârlézarabeémêmeléchouifs. L’ennemi est plus diffus, l’ennemi, c’est tout ce qui concourt à notre ruine et nous entraîne dans la mort spirituelle, avant tout.


Words associated with Christianity and British history taken out of children’s dictionary

Words associated with Christianity, the monarchy and British history have been dropped from a leading dictionary for children.

Oxford University Press has removed words like “aisle”, “bishop”, “chapel”, “empire” and “monarch” from its Junior Dictionary and replaced them with words like “blog”, “broadband” and “celebrity”. Dozens of words related to the countryside have also been culled.

The publisher claims the changes have been made to reflect the fact that Britain is a modern, multicultural, multifaith society.

But academics and head teachers said that the changes to the 10,000 word Junior Dictionary could mean that children lose touch with Britain’s heritage.

“We have a certain Christian narrative which has given meaning to us over the last 2,000 years. To say it is all relative and replaceable is questionable,” said Professor Alan Smithers, the director of the centre for education and employment at Buckingham University. “The word selections are a very interesting reflection of the way childhood is going, moving away from our spiritual background and the natural world and towards the world that information technology creates for us.”

(article du Telegraph du 8 Décembre 2008)

Quequ’z'uns ici ne jaspinant pas le rosbif, je vous la fais courte. Dans son édition 2008 de son dictionnaire pour la jeunesse – l’équivalent du Larousse Élémentaire – Oxford University Press a, comme à l’accoutumée, accueilli un certain nombre de mots nouveaux, tels que MP3, bande passante, copier-coller, dyslexique, euro, sens commun ou tolérance. Mais – par manque de place, coût du papier, poids des livres dans les cartables ?.. – cela s’est fait au détriment d’un paquet d’autres et pas des moindres. En particulier, c’est le sens du chapeau de l’article, par tout ce qui avait trait à la chrétienté et l’histoire du royaume de Grande-Bretagne – ce qui, au pays de “Dieu et mon Droit”, la fout mal…

Exeunt donc, abbaye, autel, chapèle, couvent, monastère, moine, nonne, péché, psaume, saint, vicaire, etc et diable par conséquent, tandis que nain, elfe et gobelin sont priés d’aller se faire pendre ailleurs que dans la patrie de Tolkien.

Gui, houx, et chant de Noël passent évidemment à la trappe tandis que couronnement, duc, duchesse, empereur, empire, monarque sont proprement décapités.

Sans oublier, mais là, ça doit être l’effet du réchauffement climatique ou l’apparition de nouvelles espèces prédatrices, je suppose, castor, sanglier, cochon d’inde et hamster, pélican, huître, grive, belette, roitelet, j’en passe et de quoi remplir le zoo de Berlin.

Comme il va de soi que les enfants ne mangent plus qu’au McDo, il sera donc inutile de leur encombrer l’esprit avec des mots ineptes tels que amande, abricot, lard (bacon !.), chou-fleur, menthe, épinard, radis ou même porridge.

Si vous avez faim d’horreur, il en reste encore un plein garde-manger *

La grande déculturation atteint un niveau apocalyptique et criminel. Est-il besoin de préciser que tout ceci qui se passe au grand jour, chez nos voisins, sous nos yeux en somme, est mené dans l’optique de, je cite : “refléter le fait que la Grande-Bretagne est une société moderne, multiculturelle et multi-cultuelle” ?

Rappelez-moi de pendre le dernier de ces lexicographes avec les tripes du dernier des immigrationnistes.

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(*) Pour les feignasses bilingues, la liste des mots retirés :

Carol, cracker, holly, ivy, mistletoe

Dwarf, elf, goblin

Abbey, aisle, altar, bishop, chapel, christen, disciple, minister, monastery, monk, nun, nunnery, parish, pew, psalm, pulpit, saint, sin, devil, vicar

Coronation, duchess, duke, emperor, empire, monarch, decade

adder, ass, beaver, boar, budgerigar, bullock, cheetah, colt, corgi, cygnet, doe, drake, ferret, gerbil, goldfish, guinea pig, hamster, heron, herring, kingfisher, lark, leopard, lobster, magpie, minnow, mussel, newt, otter, ox, oyster, panther, pelican, piglet, plaice, poodle, porcupine, porpoise, raven, spaniel, starling, stoat, stork, terrapin, thrush, weasel, wren.

Acorn, allotment, almond, apricot, ash, bacon, beech, beetroot, blackberry, blacksmith, bloom, bluebell, bramble, bran, bray, bridle, brook, buttercup, canary, canter, carnation, catkin, cauliflower, chestnut, clover, conker, county, cowslip, crocus, dandelion, diesel, fern, fungus, gooseberry, gorse, hazel, hazelnut, heather, holly, horse chestnut, ivy, lavender, leek, liquorice, manger, marzipan, melon, minnow, mint, nectar, nectarine, oats, pansy, parsnip, pasture, poppy, porridge, poultry, primrose, prune, radish, rhubarb, sheaf, spinach, sycamore, tulip, turnip, vine, violet, walnut, willow

et rajoutés :

Blog, broadband, MP3 player, voicemail, attachment, database, export, chatroom, bullet point, cut and paste, analogue

Celebrity, tolerant, vandalism, negotiate, interdependent, creep, citizenship, childhood, conflict, common sense, debate, EU, drought, brainy, boisterous, cautionary tale, bilingual, bungee jumping, committee, compulsory, cope, democratic, allergic, biodegradable, emotion, dyslexic, donate, endangered, Euro

Apparatus, food chain, incisor, square number, trapezium, alliteration, colloquial, idiom, curriculum, classify, chronological, block graph

Croquis d’une messe pontificale aux Invalides

octobre 9, 2008 par Côte-Rôtie

[Esquissé à la va-vite, laissé en plan depuis, retrouvé et publié ce jour en application du principe maison qui consiste à ne pas coller à l’actualité à tout prix.]

Samedi matin, 10H05, je sors de la station Champs-Élysées-Clémenceau à la bourre, le plus jeune de mes enfants avec moi. Je me dépêche pour me retrouver avec deux, trois cent personnes bloqué entre les deux Palais, le Grand et le Petit, par des Gendarmes mobiles. Devant nous, la circulation rare sur le Cours la Reine et ensuite le pont Alexandre III, désert. Rien à foutre, on ne passe pas. Vu la gueule et la détermination des pandores en tenue de combat, il devait se produire un événement sacrément dangereux ou subversif pour qu’ils interdisent à une grosse poignée de gens de rejoindre le gros des troupes. Un remake du 6 février, au moins. Que nenni ! La messe célébrée par le pape Benoît XVI.

Les gens s’indignent poliment, et tendent l’oreille pour entendre ce qu’il se dit depuis l’esplanad. Ils ont tellement bien goupillé leur plan d’accès que la seule manière de rejoindre les Invalides serait de faire un détour par l’Assemblée Nationale. Et encore… Il paraît que l’accès est bouché. On aurait voulu dissuader les gens qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Au bout de vingt minutes, un mec en civil, talkie à la main, nous annonce que nous allons pouvoir traverser l’avenue. Des bonnes âmes un peu simplettes le remercient quand je l’emmerde copieusement par devers moi : s’il avait reçu l’ordre de nous disperser au canon à eau, il n’aurait pas eu plus d’états d’âme. Je ne dis pas qu’il y avait matière à, je sais seulement que lorsqu’il s’agit de maintenir l’ordre, les forces dévolues à cet effet savent être efficaces, pour peu que l’ordre soit clair.

Second check-point de barrières Vauban à l’extrémité du pont, au bord du quai d’Orsay. Infranchissable, celui-là. M’en fous, je ne comptais pas m’asseoir au premier rang.

Autour de moi, des gens trop différents pour qu’il soit possible, hors contexte, de deviner ce qui les rassemble. Pas de touristes venus là en curieux , manifestement, à l’exception d’un Chinois prenant des photos au téléobjectif, juché sur un lampadaire – et encore, ce n’est même pas sûr. Deux nanas, plus que mignonnes et joliment sapées – que je reverrai plus tard dans l’après-midi, ailleurs dans Paris, pour découvrir qu’elles sont Allemandes – avec des ray-ban qui masquent mal une nuit de fête. Des vieux, des jeunes, pas mal de familles, de milieux divers ; une mère Antillaise un peu exaltée avec son enfant ; un mec à la vague allure de Spaggiari, les cheveux mi-longs, habillé sans recherche mais portant des Ray-Ban de pilote lui aussi et qui connaît son Pater Noster originel sur le bout des doigts, et donc forcément tradi vu son âge. Le long du pont, sur la chaussée, un aréopage de porteurs de bannières qui récapitulent les noms des saints, célèbrent des dévotions à la Vierge et magnifient différentes représentations du Christ. Parmi eux, le tambour du Chœur Montjoie-Saint-Denis ; vieux monsieur sympathique qui rythmera leur marche de retour jusque à leur dissolution, derrière le Petit-Palais, après avoir entonné plusieurs chants et terminé sur un Ave Maria.

Nous nous retrouvons donc, littéralement, de l’autre côté de la barrière. Mais il suffit de regarder au tour de soi pour se savoir et être présent, en communion. Le son est correct. Suffisamment pour écouter attentivement la lecture de l’Évangile qui commence. Puis l’homélie, longue, inspirée, prononcée dans ce français impeccable teinté d’accent allemand. Je ne connais pas d’exemple de foule aussi imposante dont l’attention soit maintenue si longtemps par une voix posée qui ne joue sur aucun effet et demande un effort d’écoute.

Au moment de la consécration, certains s’agenouillent, d’autres non, sans hostilité ni murmures, en application mutuelle de ce mot si galvaudé qu’est celui de respect. Le recueillement est tel que le passage de deux flics en mobylette fait l’effet d’un hurlement. Je m’attends à faire une croix sur la communion, si je puis dire, quand je vois apparaître un, puis plusieurs prêtres venant l’apporter jusqu’à nous depuis l’autel situé devant les Invalides. Malgré son ciboire tout moche – en réalité une espèce de patène ; il semblerait à ce propos qu’il y ait eu un problème de communication, j’avais pourtant lu que Benoît XVI avait expressément demandé qu’une attention particulière soit portée aux objets liturgiques – le prêtre donne la communion en présentant à chacun « le corps du Christ », comme s’il était seul à le recevoir. Il prend le temps de bénir mon fils d’un signe de croix sur le front. Attention d’autant plus méritoire et appréciée que les fidèles en foule désordonnée peinent à former des files correctes. J’entrevois le moment de la bousculade qui ne viendra pas. Le Saint-Esprit a veillé à ce que ne soit pas le dawa.

Chant de communion. Rite de conclusion. Envoi. Les gens se dispersent, seuls ou en nombre, tranquillement. Les porteurs de bannières s’en vont au son du tambour, mais j’en avais déjà parlé. Machinalement, j’ai souhaité un bon Dimanche à quelques voisins avec qui j’ai échangé quelques mots. Personne n’a relevé.

Quelques applaudissements à la fin de l’homélie qui m’ont paru incongrus et la découverte, lors de la quête, que les ticheurtes des « volontaires » étaient discrètement frappés du sceau de leur sponsor Pathé auront été les seules fausses notes d’une messe dont je digère lentement la richesse spirituelle.

Épilogue :

Je joue un moment avec mon fils, debout sur le parapet du pont, à jeter des petits bâtons dans la Seine puis les regarder faire la course. Nous descendons les Champs-Elysées, jouons près d’une fontaine, place de la Concorde Mon fils court en regardant en l’air ; j’avais oublié ce jeu grisant qui consiste à reproduire, en courant le plus vite et loin possible, l’abandon de la balançoire, la tête dans les nuages, doublé du risque de se ramasser méchamment. Devant les Tuileries, des jeunes tradis – ou des scouts ou les deux – en procession portent très haut un drapeau Français et un autre frappé d’une croix entaillée.

Paris, ligne de démarcation, le 13 septembre 2008

Ça s’en va et ça revient

octobre 8, 2008 par Côte-Rôtie

Le Bal Des Dégueulasses est de retour depuis samedi dernier après s’être fait longtemps désiré, tandis que Zentropa tire sa révérence et file à l’italienne *. [Z. est revenu - depuis longtemps, mais les mises à jours, vous savez... - c'était un faux-départ]

Le premier refait la peinture et met de l’ordre,

quand le second laisse derrière lui – espérons-le – un vade mecum de l’action et de la réflexion.

* D’un autre côté, on ne pourra pas se plaindre qu’il nous ait pris par surprise, si on lit entre les lignes. Mais quand même, ça fait chier.

Zentropa

- Ha, Poutine n’a pas été mauvais sur la Géorgie !

- Tu parles comme un journaliste du Monde qui fait de Medvedev la marionnette de Poutine !

- N’empêche qu’ils s’en sont bien sortis ! Quel pied de nez au monde occidental inféodé à l’Oncle Sam !

- Tu ne peux pas dire ça, l’intégrité territoriale est sacrée !

- Et le précédent du Kosovo ?

- Paie ton argumentaire ! A base de relativisme, je dis : c’est pas propre !.

- Surtout ne pas tomber dans le piège du droit des peuples !

- Bien sûr ! D’ailleurs je suis en train de rédiger un grand article qui va définitivement régler la question des Balkans dans nos milieux !

- En parlant de l’ingérence d’Israël j’espère !

- Bien entendu, mais sans pour autant tomber dans un tropisme pro-palestinien…

- Et sinon, combien d’affiches collées cette semaine ? Combien de télés cassées ? Combien de frères secourus ? Combien de séances de sports ? Combien de visites aux vieillards isolés ? Combien de veillées ? Combien de chants ? Combien de poèmes créés ? Combien de légumes bio récoltés ? Combien de travaux ? Combien de restaurations ? Combien d’enfants ? Combien de prières ? Combien de dons ? Combien de concerts organisés ? Combien de mains tendues ? Combien de commerces alternatifs ?…

- Heu… Qui est-ce qui t’a invité toi déjà ?

http://zentropa.splinder.com/post/18435661/Impuissance

Ça manque de filles 3

septembre 21, 2008 par Côte-Rôtie

Especially dedicated to Melbourne… and his boss.

Devoir de rentrée citoyenne

septembre 5, 2008 par Côte-Rôtie

Reuters, rapportant les inscriptions de croix gammées dans un collège de l’Hérault – graffitis qui ont constitué (non, ce n’est pas une blague) « une sorte de crime contre l’humanité », dixit Xavier Darcos * – , nous rassure en nous apprenant que :

« Ce vendredi, les cours devraient avoir lieu normalement: les professeurs consacreront la journée à discuter avec les élèves sur le thème du racisme »

En exclusivité, voici un florilège des cours donnés ce jour :

Professeur de Français : « Vous êtes témoin d’actes de racisme commis par des néo-nazis en surnombre armés de pots de peinture. N’écoutant que votre courage, vous rédigez une lettre de dénonciation citoyenne à la Halde. Vous veillerez – oui, ça veut dire « mettre l’accent sur… », insister quoi – à décrire l’harmonie métissée qui régnait dans votre classe jusqu’à l’incident et la peine de vos petits camarades, Français comme vous ».

Professeur d’Histoire-Géo : « Jusque dans les années 1970-1980, la France était une nation raciste, repliée sur elle-même. Ses habitants avaient dénoncé tous les juifs durant la Guerre, quand la France était l’alliée de l’Allemagne Nazie. Grâce à l’immigration, qui n’avait jamais cessé depuis les origines dans cette terre de brassage multiculturel, la France a repris des couleurs… »

Professeur de Mathématique : « Sachant qu’il y a encore une église en France par village alors que beaucoup sont vides, sur la base de la durée de deux ans pour construire un bâtiment de cette taille, calculez combien de temps il faudra pour que tous les musulmans de la République Française aient enfin un lieu de culte auquel ils ont droit et qui les mettra à l’abri du racisme ».

Professeur d’EPS : « Aujourd’hui, nous allons faire un jeu : le premier groupe ce sont les racistes, et le deuxième, les anti-racistes. Les racistes, vous me faites quinze tour de la cour au pas de course en criant : « J’ai honte d’être raciste », suivi de cinq minutes aux espaliers, jambes tendues à 90°. Les anti-racistes, vous les surveillerez : ceux qui trébuchent ou baissent les jambes, vous leur ferez exécuter cinquante pompes ».

Professeur de Dessin : « Illustrez selon la technique de votre choix, mais de manière claire et immédiatement apréhensible, la supériorité du métissage sur le racisme. »

Professeur d’Education Civique : « Il existe en France des valeurs universelles qui sont celles des Droits de l’Homme héritées de la Franc-Ma… euh, des Lumières. Ces valeurs sont venues à bout de la tyrannie des Rois de France et la première d’entre elles est l’anti-racisme. Sortez vos cahiers et écrivez : le numéro vert de la Halde est le 08… »

Professeur d’Anglais : « My Pakistanese taylor is not as rich as racists say, though islam in Great-Britain… »

Professeur d’Espagnol : « ¡ Malas fascistas franquistas !… »

Professeur d’Allemand : « …Et c’est pourquoi, dans le cadre des échanges culturels, nous irons en car visiter et nous recueillir à Dachau, tandis que vos petits camarades de Düsseldorf viendront à Paris visiter le mémorial du martyre juif inconnu. »

Professeur de Musique : « Je devais vous faire écouter du Haydn, mais après les terribles événements dont notre collège à été la victime innocente, j’ai jugé préférable de vous faire écouter un griot malien accompagné au balafon qui va nous interpréter un slam inspiré d’ Amadou Hampâté Bâ ».

Crime – sexuel – contre l’humanité

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* A la suite de cette déclarations mémorable, le même à annoncé son intention de : « lutter avec davantage de fermeté contre les groupuscules d’extrême-droite qui s’attaquent de plus en plus ouvertement aux symboles de notre République ».

Ils avaient en plus dessiné des moustache à Marianne ? Saligauds !..

Summer time – on the road again

août 19, 2008 par Côte-Rôtie

Liste à jouer de groupes de filles. C’est venu comme ça. Le temps s’y prêtait, la perspective de faire de la route aussi.