Posts Tagged ‘j’ai rien fait m’sieur’

DSK, victime de la pub

mai 15, 2011

Et dire qu’il avait quitté le Sofitel avant la permission de 16 heures…

Contes ordinaires de la jeunesse

décembre 5, 2010

« Papa, je me suis fait dépouiller mon portable par des « Roumains ». Ils avaient environ dix-sept ans [plus âgés que lui] on n’a rien pu faire, il y avait de la neige plein la rue, ils sont arrivés par derrière et ils nous ont chuchoté dans l’oreille « Tou donne toun portable ou onnne té casse la tête ». J’avais cinq euros, je ne leur ai pas donné, mais le portable, ils avaient déjà commencé à nous palper les poches. Non, t’inquiète pas, à part ça ils ne m’ont rien fait. Le plus relou Ce qui m’énerve [rewriting… ], c’est que j’avais dit à mon copain de prendre un autre chemin, mais il a insisté pour qu’on prenne cette ruelle pourrie, dans laquelle il n’y avait personne… Pfff… Ça ne sert à rien de porter plainte, il s’en foutent… Bon, d’accord, si tu m’accompagnes. »

Attentifs ensemble

septembre 25, 2009

Nous sommes dans le métro, cheminant de la ligne de démarcation vers la zone libre. Cinq gitanes dans la rame sont rejointes un peu plus loin par autant de leur congénères. Elles sont jeunes – l’aînée n’est certainement pas majeure – à l’exception d’une adulte qui pourrait faire office de jeune tante. La dizaine de filles occupe l’espace avec autant d’aisance que s’il s’agissait d’un dressing. Dans le wagon, le lumpen germenat mélangé qui fait office de photo de groupe du parisien de base continue de lire pour la catégorie mâle, et change son sac à main de côté pour les femelles. Les Gitanes se changent, c’est-à-dire qu’elles retirent leur ticheurtes roses à paillettes, qui pour son équivalent noir, qui pour une version claire, parfois agrémentée d’un message touristique comme « I cœur Paris » et s’en débarrassent sur la voie ; les petites vitres ouvertes du métro faisant office de bac à linge sale. L’une d’elle ne doit pas avoir treize ans : très brune, ses poils sous les bras font penser à une petite brosse usagée. À l’approche d’une station de correspondance très fréquentée, je m’attends à une action de grande envergure. Peine perdue, les filles sortent en courant pour gagner le wagon de queue, laissant seule l’aînée de la bande qui a soin de coincer son sac à main sous son pull. On n’est jamais trop prudent avec tous ces voleurs qui rôdent.

Pendant toute la scène, je n’ai cessé de penser à Oliver Twist. Et aussi au fait que j’étais devenu étranger dans mon propre pays et le regardais avec le même curiosité détachée qu’un voyageur des siècles passés découvrant des terres inconnues.

The dope around the corner

octobre 30, 2007

J’ai été témoin d’un joli coup de filet, ce soir.

Trois types dont un qui faisait davantage natif de Belfort que des Tropiques semblent en grande conversation autour d’une berline, coffre ouvert. D’un bref appel de phare je leur rappelle qu’ils sont en train de palabrer devant une entrée de parking. Le plus pâle des trois – quatre en fait, en comptant le passager que je n’avais pas vu – sort nonchalamment et sans un regard un brassard orange fluo plié en quatre, l’agite dans ma direction avec la même conviction que Jake Blue son paquet de Chesterfield à l’entrée de la boîte, avant de se le passer au bras.

Je laisse ce représentant de l’ordre vaquer à ses occupations, et part faire un tour. Sur Campus, on passe du rap ricain audible, sur Courtoisie, la Menhirette (© GP) est interviouvée par un Monsieur qui aurait besoin de prendre des cours de diction ou de changer d’occupation.

À mon retour, la place est libre. En remontant ma rue à pied, je croise des collègues de mon flic en train de serrer trois autres lascars. Propre, net, sans bavure.

Pas de quoi casser trois pattes à un canard, ni a priori de donner lieu à post sur un blog débutant.

Seau ouate ?

En fait, la probité voudrait que j’édite la chanson infra pour en supprimer une strophe, seulement j’ai une confiance limitée dans le caractère durable de ce genre de développement policier.

Alors je vais quand même attendre.