Posts Tagged ‘recyclage’

Whisky sour & picon bière

août 17, 2014

Dans un bistrot de mon quartier, je partage mon saucisson avec ma jolie voisine de comptoir * et ses potes : deux nanas halle-mandes et un moyen gros barbu. Pas barbe style étudiant de yeshiva loubavitch de Brooklyn hipster, non : barbe de dix jours sur une tête de con.

Étant donné l’heure tardive, la promiscuité, et le fait que lieu et contexte s’y prêtent, je squatte leur conversation qui a trait à un sujet d’actualité quasi fdesouchien : que fête-t-on le 15 août ? Fort de… mais fort de quoi au juste : qui ici n’aurait su répondre à la question qui ressort de la culture générale assez basique pour un Français de plus de trente-cinq ans ? Quoi qu’il en soit, le petit topo historico-religieux que je leur sers déclenche chez eux des aveux d’inculture, ou plutôt de déculturation, certains ayant même été au catéchisme et fait leurs communions. Ce n’est pas bien grave, enfin jusque là.

Je décroche pour discuter avec le barman, et quand je raccroche les wagons de la discute d’à-côté, celle-ci porte alors sur la « haine » dont aurait été témoin et victime le petit frère de la jolie voisine. Quid ? Commodo ? Photographe, il se serait fait sortir d’une des Manifs pour tous et aurait eu très peur. Il n’aurait jamais vu autant de haine ™ exprimée. Je fais part de mon étonnement : ayant fait pratiquement toutes les manifs officielles et quelques officieuses, celles-ci se sont surtout distinguées par l’absence de haine, précisément, à l’égard des pédés en tout cas. La fille me maintient ce que son frère lui a soutenu mordicus. J’essaie d’en savoir plus : a-t-il été tèj’ en sa qualité de journaliste (« collabo » ?..) mais alors à quel moment de la manif, en quelle circonstance ? À la toute fin, lors des bastons avec les CRS ?.. Et puis lors de laquelle ? Ça devient de plus en plus flou. Me parle de 30 000 personnes comme si c’était un nombre invraisemblable, je lui réponds qu’il y en a eu plus d’un million. Sentant alors une petite polémique sympathique à livrer, je pousse donc la discussion sur le mariage homo, et fait valoir mes raisons à être contre. Et c’est le drame.

Tête de con se met à couiner, à me parler de l’Église qui serait contre l’amour, que deux personnes ont le droit de s’aimer, et qu’est-ce que ça me fait, d’abord ? Et c’est l’avalanche de poncifs, la boîte à conneries qui dégueule et se répand en corne d’abondance. Le tout en reconnaissant qu’il n’est pas marié, pas payday, et n’a pas d’enfants. Avec évidemment les coup des valeurs ® qui sont forcément mieux transmises par un couple de poilus qui s’enculent que par papa et maman qui violent tous leurs enfants comme chacun sait. Je pose, lassé la question de la lignée, il me répond que ce n’est pas important. Alors je porte l’estocade et lui dit qu’il a de la chance de vivre à une époque où grâce à l’utérus artificiel et les dons du sperme anonymes, on se prépare une jolie trans-humanité, sans passé ni avenir… Le mec bafouille qu’il s’en fout du transhumanisme et que… Sa copine l’entraîne. Pour un peu, il en serait venu aux poings si je l’avais titillé à peine plus. C’est vrai que je suis downtown XVIIIe et que ce ne sont pas les plus finauds sur la question, mais bref, une fois encore, le preuve est faite que ce n’est pas avec des gauchistes qu’on peut réellement polémiquer.

« T’as claqué un Sieg en partant ? Ils en auraient eu pour leur argent. « , me demande un pote à qui je relate la chose. Et moi de poursuivre…

J’aurais dû, mais alors je serais devenu tricard dans ce bar que j’aime bien, tenus par deux jeunes que j’aime bien aussi. Le truc assez marrant, c’est que le lendemain, soit hier soir, alors que je venais de raconter au barman qui n’avait pas trop fait gaffe que j’avais eu une querelle sur les sujets qui fâchent (« ne jamais parler religion, ni politique… »), je me suis de nouveau embrouillé avec un gus (« putain, t’as l’art d’énerver les gens… » ) avec qui j’avais commencé par parler cinoche, puis littérature avant que j’enquille sur Obertone après que lui m’ait parlé de Houellebecq, ce qui a eu le don de le rendre amoq au prétexte qu’il n’y a pas de zones de non-droit en France et que la Police, si elle veut  (arf !..) peut pénétrer où elle veut. Le barman est sorti limite nous séparer parce qu’on, enfin l’autre, s’énervait et parlait fort (je restais calme, right side dandy style…) ; eh ben finalement c’est l’autre qui, bien qu’un peu abimé par l’alcool (et les drogues vu ses dents), n’est pas complétement con, a trinqué avec moi, m’a dit qu’il m’aimait bien tout compte fait, mais que je devais certainement être de droite.
« Anar de… » ai-je précisé.

Toujours rester droit dans ses bottes.

…de saut ! aurait rajouté le Vieux…

 

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* cadeau !..

 

 

 

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Eva Joly écrit avec des bottes en caoutchouc

avril 16, 2011

Un connard a forouardé ceci, qui a fini par atterrir dans mon courrier.
Certes, il ne s’agit que de la mise en application d’un mode de sélection des candidats tout droit importé des Zuhèsses des primaires au sein des Ecolos, oups ! de Génération Ecologie-Les Verts, mais parvenir à concilier un tel concentré de langue de bois avec si peu d’enthousiasme méritait qu’on s’y arrêtât cinq minutes…

Chers-e-s ami-es [1]
[Ça se lit comment ? « Cherzezami… euh… esse » ?.. ]

Je souhaite que ces primaires permettent un débat de qualité [2], qu’elles puissent être un premier pas [3] dans le dialogue [4] que nous devons engager avec nos concitoyens autour de notre projet de transformation écologique de la société.
[Les connaissant, à l’allure à laquelle il a fallu se mettre d’accord pour rédiger cette phrase d’une prudence de sioux sur ce qu’il conviendrait peut-être de faire, sont pas prêts d’y arriver à la transformer « durablement » la société.]

L’abandon en rase campagne [5] des projets issus du Grenelle de l’environnement et de la taxe carbone, l’acharnement à défendre le tout nucléaire et sa dissémination dans le monde entier, les tentatives d’imposer l’exploitation du gaz de schiste, le soutien à une agriculture toujours plus intensive au détriment de l’agriculture biologique, le bradage [6] * des services de fret par rail au profit du routiers… sont le vrai bilan des années Sarkozy/ Borloo/ NKM. [Un instant, j’ai cru que c’était le nom d’un groupe de rap. « NKM », sans déconner, c’est pour faire jeune ? Putain ! C’est à l’image de ces lignes, écrites comme un torchon…] La politique de la haine [7] et de la stigmatisation [8] est insupportable. [« Politique de haine et de stigmatisation »… Blam ! La perruque dans le potage… Contre qui, contre quoi ?.. Je remonte… Les agriculteurs bios ? Les cheminots du fret ?.. On devine le militant aux aguets qui à la relecture s’est aperçu avec horreur qu’on n’avait pas placé une ligne sur sur la richesse éternelle de la France. En revanche, ne cherchez pas : les mots « arbres », « labour », « patrimoine », « terroir » ou même « pâquerettes » n’y figurent pas. Les Écolos sont des gens qui n’aiment pas la campagne parce que lorsqu’il ne pleut pas, ça leur flanque le rhume des foins.]

L’écologie politique, c’est l’alternative [9] à une société où tout s’achète et où tout se jette, où notre environnement est soumis aux pillages et à l’exploitation, où la mise en concurrence détruit notre vivre ensemble [10]. [Décodage rapide : l’écologie politique c’est le retour au Cambodge de Pol-Pot.] L’écologie politique, c’est un choix de civilisation [11], qui marie responsabilité, autonomie, et solidarité [12]. [N’en ai pas l’énergie, mais c’est aussi tarte et contradictoire que « Liberté-Egalité-Fraternité ». Z’ont oublié « bonheur », dans la liste. Ah ben non : « joyeuse » figure juste après dans le dernier paragraphe… ]

Je souhaite une campagne collective, joyeuse et imaginative [13]. [Elle sera dans les faits individualiste ET bordélique, chiante comme la pluie et sans rien d’intéressant.] Je compte la mener avec vous [14]. Je vous adresse un premier outil [15] pour commencer à l’organiser : il s’agit d’un appel de soutien, à signer et à faire signer, que vous pouvez trouver sur le site [evajoly.fr]. Ce site est un outil, vous pouvez y suivre la campagne, y participer et l’animer. [On imagine le reste de la boîte à outils : un tournevis pété et un vieux marteau sans manche…]

Cordialement, [La formule déjà pas terrible, mais qui se conçoit dans un courrier formel où il serait déplacé de terminer par un « Je vous embrasse », est navrante dans un contexte de candidature à la Présidence de la République]
Eva Joly

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Laissez tomber le style de bas-salarié du service public, vous avez lu « France », ou même « République » dans ce machin qui a du être griffonné sur un coin de nappe en papier en poussant les bouteilles de vin bio ?..

[1] à [15] : Clichés à la con ou formules toutes faites bien dans l’air du temps.
* « Bradage » n’existe pas. Une seule occurrence dans le TLF, et encore : entre guillemets dans une citation.

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Cortège de parapluies. Une trentaine de militants écologistes et élus locaux ont suivi, dans la gadoue de la côte de Montguichet, les bottes en caoutchouc noires d’Eva Joly, hier après-midi à Chelles. C’est sur les hauteurs de ce terrain boisé de 90 ha, promis par des associations locales à devenir un site de biodiversité et de promenade pédagogique, que la députée européenne d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) a choisi de partir en campagne aux côtés des candidats verts locaux aux élections cantonales. […] [Rigoureusement sic in. Le Parisien]

De la révolution comme motif de papier peint

janvier 30, 2011

Au commencement était la « révolution des œillets » – que tout le monde a oublié ; c’étaient les ‘tougaiches.

Depuis, disons depuis l’Ukraine, ou la Géorgie, on a pris l’habitude de donner des noms de fleurs ou de couleur à chaque changement de régime à 180 ° s’opérant dans le monde.

Le départ précipité de Ben Ali ayant été baptisé du doux nom de révolution du jasmin, si Moubarak se tire, parlera-t-on de révolution du papyrus ?..

Ragoût de sanglier et piquette

décembre 10, 2010

[Où il sera assez peu question de sanglier en définitive, mais le titre devait annoncer ma seule expérience et répondre à un vieux post avant que je ne m’aperçoive que tout le fil de cette conversation méritait de figurer ici. Grâce en soit rendue aux différents acteurs de ces navrants témoignages de la faiblesse humaine.

À leur santé !].

Tout les journaux là dessus, bordel… 10/15 cm de neige, et « Paris » est paralysé. Quelle bande de pattes à ressorts, ces parigots.

Un ami d’un voisin village était justement passé, hier…midi moins le quart…Je lui colle une anisette dans le gésier, et puis une autre, parce que sans être Rapy, le gaillard a une belle contenance.

Le groin en l’air, il hume la belle odeur de tripes que Mme le vieux, restée sur un échec cuisant (c’est le moins que l’on puisse dire ! ) la semaine passée, à voulu remettre au plat du jour. 10h qu’elles mijotent, et « il y gouterait bien »… (aux tripes, pas à Mme le Vieux).

J’essaie comme je peux de le dissuader en lui faisant remarquer que les tripes ne sont pas le fleuron de Mme le Vieux, mais, tact et délicatesse, qu’on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise… Vexée comme un poux, Mme sort immédiatement une assiette supplémentaire. J’essaie encore en lui faisant remarquer qu’il s’est mis soudainement à tomber des flocons gros comme des vaches et si collants qu’ils « tiennent » immédiatement au sol ! « Tu es sûr que tu pourras rouler pour rentrer chez toi ? »… Comme il répond que « oui, bien sur » je l’invite bien volontiers à partager les audaces acharnées de Mme…

Pire que Côte-Rôtie ! il en reprend 3 fois, ce con…Il me mange tout mon repas de demain (encore meilleures réchauffées)…Perfidement, je lui sort une canette que nous avons depuis des années, non pour la faire vieillir, mais parce que personne ne s’est jamais décidé à gouter à un truc pareil…à ce « vinho alentejano tinto » made in Portugal. Le breuvage est entre la confiture de cassis et le madère. Il n’y a pas une seule autre canette à la maison, et « il préfère encore ça à de l’eau »… Le glouton a aussi droit à une morceau de fromage tout racorni par le chauffage qui turbine à fond la caisse; mais là encore, il souligne « que c’est l’intention qui compte » et que ca lui rappelle des petits crottins corses gros comme des pièces de 2 euros apres avoir sèché 10/12 ans !

Comme toute initiative un tant soit peu humaine est impitoyablement châtiée en ce bas monde, en représailles, il nous invite pour le lendemain soir, à bouffer chez lui… J’aime pas sortir le soir.

La couche de neige atteint maintenant 10 bons centimètres, lorsqu’il se remet au volant. Peut-être une toute petite chance d’échapper au repas de demain soir ? (il n’a pas de pneus « contact »)..
© Le Vieux

Envoie ton rouge portos je vais te dire ce que j’en pense.

La première fois que j’ai sifflé du rouquin portos c’était faute de mieux. J’arrive chez un pote, grosses moustaches, le quintal, solide culture classique, boxeur de haut niveau, bon musicien, plus ivrogne que moi à l’époque (quelques années) et lui dit, « Jojo j’arrive pas les mains vides ». Le pif nous a fait la première partie de l’apéro tant il passait bien.
Nous faisions des essais : pelures d’oranges vertes mises dans du whisky de seconde zone (Glenfidich). Bof.
On s’ennuyait ferme le dimanche. C’était boire ou baiser. Lui était marié moi pas. Il buvait plus que moi je baisais plus que lui.
Une impression de vide immense. Un truc à rendre fou, alcoolos, dépressifs les moins charpentés du bulbe.

Un jour nous avons trouvé un exutoire : la cueillette des ananas dans la brousse. Puis, un dimanche, autour d’un verre un troisième larron a prononcé le mot « chasse ». Un quart d’heure plus tard le nez piqué de vin, boîtes de bière dans les poches, flingues en main sommes partis tirer des pigeons et des chauve-souris.
Revenus bredouilles, plus cuits qu’au départ.

Le temps passant ça devenait sérieux. Un gars sur le toit de la cabine du pick-up toujours bourré, ça tirait de partout. Ça devenait compulsif. On s’arrêtait pour l’apéro du dimanche soir au gré des déplacements chez des hôtes complaisants connus pour aimer la bouteille.
© La Rapière

Je te la siffle à la paille, ta topette ! On fait, chez les Porcs Tout Gays, du rouge qui colle aux papilles comme du réglisse, l’image de la confiote est particulièrement bien trouvée tant c’est en trois dimensions. Du picrate pour bourrins, pas cher du tout, 0% de prestige, ça atteint facilement ses 14,5° – l’équivalent vinassier de l’Amsterdamer des pounques !
Mille fois ça plutôt que les Aloxe-Corton 2000 qu’on m’a offerts récemment, et qui n’auraient pas eu plus de personnalité, de complexité ou de finesse si on les avait reconverti en sangria !
Arrière, vile Bourgogne ! A moi, le Douro !
© Génération Perdue

Un peu pareil. Nous étions allé déjeuner dans un.. Comment définir l’endroit ? Une sorte de ferme auberge dont la spécialité était le sanglier qu’ils élevaient plus ou moins eux-même. Un semi bout du monde de Haute-Provence, la salle de restaurant était vaste et meublée de longues tables que l’on ne voit plus que dans le Seigneur des Anneaux, et ouvrait sur une vue splendide, mais en messieurs bien élevés nous en laissâmes la jouissance aux dames.

Dans le ragoût, noir comme du coke un soir sans lune, surnageaient de grosses rondelles de carottes dont l’orange se détachait telles des balises.

Nous commandâmes du vin, qui nous fut servi sans cérémonie dans des carafes de verre blanc. À la première gorgée, les messieurs s’étranglèrent et les dames tournèrent de l’œil.

J’ai déjà bu des vins dégueulasses (les Cévennes sont championnes en ce domaine), ou de la saloperie ordinaire de restaurants en chaîne spécialisés dans la boustifaille carnée avec des petits drapeaux dans l’assiette mais celui-ci était inouï.

Certes imbuvable au premier abord, du genre à créer un incident diplomatique lors d’un dîner d’étudiants fauchés autour de spaghetti à la carbonara ratées, j’ai fait fi de mes a priori et voulu en savoir plus. Le vin s’apparentait en fait à ces individus mal dégrossis, abîmés par l’existence mais entiers et sincères que le hasard de la vie peut vous faire rencontrer et apprécier le temps d’une soirée, dans un lieu improbable et souvent pourri. Il exhalait la même authenticité que Quasimodo : une bonne nature qui ne voulait de mal à personne et faisait du mieux qu’il pouvait malgré les tares qu’ils se trimballait depuis la naissance. Et à cet égard, s’est révélé bien plus sympathique que nombre des ses congénères élevés en batterie en fûts de chêne.

Le sanglier et lui ont pris langue, ils devaient se connaître parce qu’ils ne se sont rien dit de fâcheux et, tandis que je m’enivrais doucement tout en déjeunant, j’avais le sentiment de faire un repas moyenâgeux dans le fief d’un petit seigneur de province reculée.
© ma pomme…

Moi j’aime le résiné .
Djadjiki , tarama , souvlaki . 


Un coup d’Uzo et envoie le résiné … 

Je regarde les ânes qui trottent , un vieux compte son chapelet d’ambre en buvant du Mastic , le pélikan entre dans l’église , d’un coup d’ailes il éteint les cierges , le Pope le poursuit furieux . 


Un souvenir de jeunesse .
© Landru

Vade-mecum du bordel

novembre 7, 2010

[« Bréviaire du chaos » était déjà pris, tant mieux, et pour le titre, le contenu et la pérennité de l’ensemble – je parle bien sûr de Caraco. Mais pour éviter que ce blogue n’aille rejoindre le cimetières des carcasses échouées, il faut bien lui faire prendre l’air, quitte à caboter nonchalamment ; d’où cette compilation de quelques lieux communs personnels. Vous trouverez de plus patentes démonstrations de cette énergie du désespoir (c’est « énergie », le mot important, surtout) qui caractérise tant la fachoréacoréinfoHLPSDNHmosisi… oh merde ! sympatochesphère, tiens !. chez MM. french carcan, Stag aka GIpi, fromage+, Ivane, même qui, s’il date un peu, a entr’ouvert le temps d’un billet sa loge de diva, la fine équipe du Cigibi, le drôle d’oiseau qui prend son pied et bien sûr le Michel Drac’s workship, pour ne citer qu’eux. ]

Autrefois, les enfants rythmaient leur marche en égrenant leurs doigts aux grilles des squares, de nos jours ils évitent les barrières de protection Decaux contre lesquelles ils risqueraient de se blesser.

Les grilles des squares par ailleurs dessinées comme des pilums d’apparat quand, aujourd’hui, le nec plus ultra du « mobilier urbain » serait réformé par l’armée pour inesthétisme patent si on les proposait comme défense anti-char.

Ce sont parmi les plus rétifs à reconnaître les différences entre les races que l’on trouve les plus grands laudateurs de la diversité.

Confusion des genres : être Français – être UN Français.

« La France a toujours été une terre d’immigration »
Comment se fait-il que nous ne soyons pas tous noirs ?

Les grandes écoles et les universités prestigieuses sont l’école hôtelière de l’hyper classe : des fabriques à loufiats de luxe.
Certains parvenant à finir concierges de palaces, cela donne aux autres le courage de continuer à faire les chambre.

J’aime mon époque moins qu’hier et plus que demain.

Nous en voulons à notre époque de nous avoir rendus incapable de transmettre l’espoir à nos enfants.
Et par « époque » nous entendons ces ordures de la génération précédente qui ont délibérément joui du déclin provoqué de leurs successeurs.

Le sentiment d’être séparé d’un océan de merde par un polder dont chaque moellon saute l’un après l’autre…


J’ai parfois le sentiment qu’il s’agit d’une page cachée de l’Apocalypse qui nous est donnée à vivre mais qui a été cachée par Lucifer ou par Dieu pour nous punir.

La Rapière

Il m’arrive moi aussi parfois mais de plus en plus fréquemment de ressentir le Mal à l’œuvre. Il ne peut pas s’agir que de effet de l’histoire, du cours des choses, de l’évolution de nos sociétés, en d’autre termes, ce ne peut être humainement de notre seule responsabilité.

Et ce qui me tue, c’est l’aveuglement et la surdité volontaires de mes contemporains. Ce refus de réaliser, parce que cela briserait le voile de leur assurance que tout ne va pas si mal.

De l’insurrection qui ne vient pas

mai 19, 2010

L’insurrection ne viendra pas si elle n’est pas déclenchée par des personnes et non pas des évènements.

L’évènement pour lui même ne vaut pas grand-chose.

Seule la diversité de par sa psychologie tribale est aujourd’hui capable de s’agglomérer en masse à la suite d’un incident quelconque, avec les conséquences qu’entraîne la constitution d’une foule, encore faut-il la présence d’un meneur qui, sans avoir nécessairement désiré ce rôle, saura, pourra, en tout cas permettra de l’entraîner dans une émeute.

Notre bon peuple, toutes tendances confondues, exceptions faites des flash-mobs éthyliques lancées via fesse bouc, ne se mobilise plus, et de moins en moins, qu’à l’appel de syndicats sous perfusion qui organisent des manifestations encadrées et festives*.

Certaines professions comme les marins-pêcheurs, les agriculteurs en général et les pompiers sont coutumières de débordements, mais cela fait partie du rituel. Le seul dérapage incontrôlé restera l’incendie du parlement de Bretagne dans les années 1990, consécutive à une connerie, et non pas une volonté délibérée d’y mettre le feu.

À gauche, les gâ sont plus motivés et organisés pour mettre le daoua lors de manifs, mais ça reste du bris de vitre, vite remplacées, vite oubliées. 

Chez nous, il y a de rares actions, comme la poignée de lecteurs de Desouche et e-deo venus s’opposer aux payday bécoteurs – ce qui est en soi assez dérisoire, quand on y réfléchit bien – sur le parvis de Notre-Dame, mais c’est anecdotique et ne traduit pas un mouvement de fond. 200 personnes à tout casser, en comptant large, sur des dizaines de milliers de lecteurs a priori concernés, on est loin du réveil national tant espéré.

Les gens sont pourtant à cran, mais assommés. Leur problème est d’avoir encore de quoi tenir qui les retient d’avoir le sentiment de n’avoir plus rien à perdre. 

L’ennui c’est qu’ils raisonnent toujours par rapport à des biens matériels ou la jouissance d’un confort quand il s’agit de la survie de leur âme. Et je ne raisonne pas uniquement en chrétien, mais donne à ce mot, le sens plus général de ce que qui constitue l’essence d’un peuple et d’un pays.

* Y avait-il des vendeurs de merguez place de la Concorde, le 6 Février 1934 ?..

« Nous autres, Français » sic

février 9, 2010

[Le débat sur l’identité nationale touchant à sa fin, j’y apporte ma modeste pierre en ressortant un vieil article rédigé pour scriptoblog il y a plus d’un an. Nonobstant ma flemme éditoriale, l’avenir m’a donné raison quant au creux de mon nez sur ce personnage subitement sorti de l’ombre et qui s’accroche à la lumière politico-médiatique et le caractère néfaste et méphitique de son projet.]

* * *

Dimanche 9 novembre 2008, dans le Journal du même nom, un manifeste rédigé par Yazid Sabeg et signé par moult « intellectuels » et politiques appelait à reproduire en France les conditions supposées favorables à l’élection de Barrack Hussein Obama. Manifeste qui a défrayé la chronique…
Devoir de réserve oblige, la première, deuxième, troisième épouse de l’agité Hongrois de Salonique a longuement commenté dans une entrevue signée Claude Askolovitch alias, le rois des mauvais coups, son regret de ne pas pouvoir le signer. Ses propos mériteraient un article à part entière mais j’ai choisi de m’attarder sur l’article de Sabeg qui, en sa qualité de néo-Français idéal, né en Algérie, inconnu du grand public, mais proche des cercles du pouvoir, nous expose sans vergogne son projet de remise au pas du pays entier. Si l’on excepte une syntaxe fleurie, la clarté des objectifs tournés dans une langue de bois de la plus belle essence en fait  un cas d’école.
 » La République doit relever le défi américain », par Yazid Sabeg
« L’élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la République française et l’écart qui nous sépare d’un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir. »

Oublions l’embouteillage mental qui structure la phrase. Ce qu’il faut retenir c’est que les Américains ne sont pas racistes puisqu’ils ont élu un homme « qui se trouve être Noir ». Un peu comme s’il ne l’avait pas fait exprès et qu’il l’avait été à l’insu de son plein gré. Ou mieux, si cet état qu’on avait voulu taire avait fini par se savoir en cours de campagne, une sorte de coming out : « Ladies and Gentlemen, I must confess that I’m Black ».  C’est pas grave, lui ont répondu les Ricains, on n’est pas racistes. Pas comme ces obscurantistes de Français qui avaient bien un Togolais député-Maire de Bretagne, mais infoutu de faire élire un Président des Zuhèsses. Noir ou pas, d’ailleurs.
« L’Amérique a confirmé la validité d’un modèle démocratique fondé sur l’équité et la diversité. »
L’Amérique élirait un unijambiste aveugle si le système trouvait judicieux de le faire. Cela étant, on ne voit pas comment un fait sans précédent puisse confirmer la validité d’un modèle qui a priori ne le permettait pas. En revanche, on a bien compris, selon cette logique de Shadock trois points, que si Mc Cain  – en définitive celui qui cumulait pourtant le plus d’handicaps : vieux, fatigué, aussi charismatique qu’une assiette d’asperge, du même parti que le Président sortant honni et entiché d’un co-listtier certes très sexy, femme de surcroît, mais objectivement à la limite de la foldingue –  avait été élu, le « modèle démocratique fondé sur l’équité et la diversité » ® en aurait pris un coup.
« Quelle leçon! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, devons bien écouter celle-ci. »
Ce n’est que le début, mais c’est une phrase à encadrer : elle résume toute la lettre et l’esprit de ce discours, jusque dans la forme impérative ; ce qui suit n’en sera qu’une boursouflure assenée tout du long. Chaque mot vaut son pesant de rapports de la HALDE.
« Quelle leçon »

Point d’exclamation. C’est le chœur des vierges prenant le public à témoin, du haut de son autorité. On se tait et on écoute.
« Nous autres, Français  »

Là, c’est un petit chef d’œuvre de pillage de tombe, d’autant plus impudent qu’il se drape dans un solennel trop grand pour lui.
Je préfère ne pas songer à ce qu’aurait pu penser Georges Bernanos devant ses propres mots exhumés clandestinement par un monsieur qui se permet d’amalgamer à son humble personne de naturalisé, l’ensemble germenique des citoyens d’un pays. Par déformation mentale, j’ai tendance à regarder sous le tapis dès qu’on s’approprie des citations. Je n’ai pas davantage été surpris de découvrir qu’avant lui, c’est Jean Daniel, grand patriote Français devant l’Eternel, qui avait commis cet emprunt libre de droit à Bernanos. Au rayon de ceux qui ne manquent pas d’air, Sebeg fait carrément de l’aérophagie.
« qui revendiquons notre universalisme »

Il n’y a que les tenants du nouvel ordre mondial – que ce soit dans leur ensemble ou leurs franchises francs-maçonnes, messianistes ou libérales – qui osent revendiquer une telle chose. Les Français s’en moquent.  Ils ne revendiquent rien sinon le pastis et le pot-au-feu, voire, s’ils sont en verve, cette combinaison unique d’art de vivre, de sédimentation régionales, de gastronomie, de paysages, d’art, de littérature, d’ingénierie, de sciences, de bravoure, de reliquats païens, de foi catholique, d’histoire, agrémentés d’un goût pour la castagne d’idées à tout propos, qu’on nomme la culture française et qui réveille encore quelques échos chez les générations du monde entier nées avant 1970.
« pour faire pièce à cette diversité,  »

Exemple typique d’inversion accusatoire. C’est précisément à l’homogénéité des Français – relative, certes… – que veut s’en prendre Sabeg et qui, pour ce faire,   les accuse à coups de sophisme de ne pas être assez zélés dans l’application d’une démarche à laquelle ils n’ont jamais souscrit.
« devons bien écouter celle-ci. »

La boucle du garot est bouclée. « Obey », commandait Big Brother. « Ecoutez », ordonne plus doucereusement Sabeg.
« En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l’empêche d’être fière de son pays. »
Comment cette frange des « jeunes », disons, ceux qui ont plus de deux heures de lucidité par jour entre la PS3, la défonce, le vol, le deal, les agressions racistes et le caillassage de flics, pourraient en effet d’être fiers d’une France qui rembourse inlassablement les édifices publics qu’ils vandalisent, saccagent, brûlent ; ordonne à ses policiers de ne plus les poursuivre quand ils fuient même à tricycle ; les relâchent de prison avant terme ; renie sa religion historique ; multiplie les lois qui transforment leur concitoyens – de terre et de sang, eux, pas seulement de papiers –  en criminels de la pensée potentiels ; fait tout y compris l’humiliation publique pour qu’ils se sentent si peu « négligés » ?
« Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l’ordre civique qui restent vains et incompris. »
Démonstration communautaire de maghrébins racistes contre chuintement de soupape de ceux qui se sont contentés du minimum syndical de l’indignation  – « Comme si l’on crachait sur la Marseillaise, vous vous rendez compte ? » Non. Personnellement, je ne me rends plus compte parce que cette frange désespérée de la jeunesse crache tant partout, par terre, sur le drapeau (quand elle ne le brûle pas en public comme à Toulouse), sur les gens et qu’un peu plus, un peu moins, sincèrement… – réunis dans un bel euphémisme de « crispations identitaires ».
C’est de la belle ouvrage, mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises :
« Il ne faut pas s’étonner que la popularité d’Obama soit si forte ici : elle témoigne des aspirations de tous les enfants de la République, qui vivent par procuration une reconnaissance que la France ne leur donne pas. »
N’y eut-il pas cette virgule, je lui aurais accordé le bénéfice de la bêtise : il arrive même aux pires crapules – ce que ne saurait être ce monsieur – de parler avec leur cœur.
Cette virgule permet d’asseoir le mensonge à la forfaiture.
Mensonge. Comment peut-on encore décemment  évoquer un  déni de reconnaissance quand tout est fait, depuis le lavage de cerveau obligatoire perpétré dès la maternelle, pour que nous tolérions l’étranger sur notre propre sol au prix de la honte de soi et de l’effacement de notre mémoire collective ?
Forfaiture. Il n’y a pas d’autre mots pour qualifier la mainmise sur toute une Nation, fut-ce en tant que porte-voix auto-designé d’une minorité, dans le dessein de lui faire suivre une voie qui n’a jamais été la sienne.
Et en prime, flagrant délit de prise des lecteurs pour des abrutis : quand Le Monde fait état de sondages annonçant des élections virtuelles de Barrack Obama  par 93 % des Français, Sebeg sait pertinemment qu’il fait acte de propagande, pas de journalisme.
« Elle trahit aussi la mauvaise foi de ceux qui saluent la victoire de la modernité hors de nos frontières, pour tolérer ici le statu quo. »
Donnez trois mots à cet enfileur de perles payé à la tâche,  ils vous en tresse un pensum. Ses phrases font les délices du lexicologue et la migraine du lecteur lambda.
Passée au tamis, cette boue mentale nous avertit que les autres – ceux qui sont reconnaissants à la France, je suppose – sont ravis que l’Obama ait été élu.. ailleurs que chez eux. C’est sans doute possible, c’est surtout le signe que le travail a été mal fait puisque il existerait encore des refractaires.
On notera au passage que ce « statu quo » qui attise la hargne de Yazid Sabeg  s’appelle ailleurs « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de ne pas se laisser enquiquiner » ; et qu’en prime, la « tolérance » se voit d’un coup retirer toutes ses vertus
Faisons simple : l’objectif annoncé de ce manifeste est que nous en venions tous à souhaiter, de toute notre âme, un Obama chez nous.
« Pourtant, la société française est l’une des plus métissées du monde. »
Ici, je me tâte. Dois-je renvoyer à l’exemple enchanteur du Brésil, ou celui de l’Afrique du Sud black governed, et me passer de commentaire ? Rappeler que le sens premier de métissage est celui d’un croisement entre races différentes, synonyme d’abâtardissement et que, sur un plan démographique, la France en est, et peut-être même pour longtemps, encore loin ?  Ou apprendre à ce connard – vous me pardonnerez d’appeler les choses par leur nom – que le métissage du graillon de kebab et d’une daube provençale aura plus de rapport avec le parfum de sanitaires mal entretenus que toutes les combinaisons d’influences, choisies, savamment et patiemment entremêlées dans l’espace et le temps ?
« Mais quelle conception de l’homme faut-il se faire pour accepter que l’élite économique, politique, sociale y reste une chasse gardée ? »
Ça, c’est nouveau ! C’est je crois bien sans précédent – j’en parlais dimanche soir avec Michel Drac, il pourra vous le confirmer – cette méta démagogie des élites qui appellent à leur propre remplacement par ceux qui en sont historiquement, intellectuellement, socialement  – « naturellement »  dirais-je, c’est-à-dire pour de bonnes raisons – exclus. Il ne me semble pas qu’au plus hystérique de la Révolution Française, ses acteurs principaux aient demandé au peuple, j’entends autre chose qu’un concept abstrait mais bien sa réalité la plus plébéienne, les ploucs en somme, d’occuper réellement le pouvoir.
Ne nous leurrons pas. Yazid Sabeg à l’instar d’Attali qui ne réclamera pas l’euthanasie à son prochain anniversaire, ne veut en aucun cas se voir remplacé de son vivant, ni non plus ses successeurs désignés. Il veut tout bonnement que soit rendu impossible une quelconque possibilité de renouvellement desdites élites par la destruction de toutes les classes sociales, éduquées, en les enfouissant sous un brassage de population.
« Les pays qui réussissent à promouvoir l’égalité et la justice, ceux-là seuls auront leur place dans la mondialisation des hommes et des idées. Les autres sont condamnés à devenir des provinces de la démocratie, rétrogrades, décalées, hors du coup. Pour en sortir, nous avons besoin de politiques résolument volontaristes pour l’équité et la diversité. Il ne suffit pas de proclamer l’égalité pour la faire advenir : c’est un processus de longue haleine et non pas spontané, que nous avons le devoir et l’intérêt d’engager. »
Méditez ce terrifiant programme d’assujettissement programmé des Nations et des peuples au nom d’un idéal. Son auteur nous annonce avec la froideur d’un rapporteur de l’ONU ou d’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne que nous allons ingurgiter  de l’ « égalité » et de la « justice » par tous les pores de la peau jusqu’aux plus cachés synapses, quitte à ce que nous en crevions. Il est toujours risible de voire se répandre comme un prurit chez les bien-pensants, professionnels de l’anti-fascisme, le caractère éminemment totalitaire de leur projet dès lors qu’ils se mêlent de vouloir notre bien. A fortiori quand ils nous en exposent les modalités.
« Les Etats-Unis ont engagé en leur temps des actions positives qui ont fait émerger une classe moyenne noire qui a été l’antichambre de l’élite. Sans doute faut-il les adapter au contexte français. Mais nous en avons tant besoin ! »
Ce Monsieur ne semble pas savoir qu’il y avait une bourgeoisie noire qui vivait séparée, bien avant qu’on force les Universités à accueillir des Noirs qui ont fini par faire la démonstration qu’ils étaient plus enclins aux Black Studies ou au sport qu’à la physique quantique. Mais, quitte à comparer des sociétés qui n’ont rien de commun, pourquoi on ne chercherait-on pas plutôt à copier la Grande-Bretagne avec qui nous avons historiquement plus de liens et calquer leur système scolaire plus élitiste encore que le nôtre, tant qu’à faire ? Je vous laisse multiplier les exemples.
Au pire, parmi celles qui aspirent à conserver la distinction d’être devenues Françaises, nous avons seulement besoin de personnes capables. C’est-à-dire prêtes, désireuses et en mesure de faire la preuve par elles-mêmes de leurs mérites et de leur vertu. À la force de leur poignet et de leur intelligence, donc, comme cela a toujours été le cas.
«  La France est fatiguée des médiateurs, des organismes aux dénominations tonitruantes, des actes symboliques et des déclarations formelles. »
Sincèrement, je me suis demandé en lisant ces lignes, s’il n’était pas simplement en train de monter un hénaurme canular.
« Avec l’arrivée d’Obama, on ne pourra plus faire très longtemps le coup de la diversité ennemie du mérite, ni justifier l’injustice par le principe d’égalité. »
Il est rétrospectivement surprenant que lors de l’élection de « W » Bush  dont le côté côté neu-neu – « différent » en terme pudique de bonne famille – avait nourri tant d’éditoriaux, l’on ne soit pas venu nous demander de signer des tribunes pour la promotion des mongoliens, ni du reste améliorer quoi que ce soit à leur prise en charge.
« Nous, acteurs de la vie publique, Français et Françaises de bonne volonté, soucieux de la promesse démocratique de notre pays, désireux de restaurer une conscience civique authentique, demandons la mise en œuvre effective d’un programme minimal pour l’égalité réelle: »
Ce qui se présente comme un préambule de Constitution rédigée en songeant à la place qu’elle prendra dans les livres d’histoire, est beau comme une mise au pas totalitaire.
Cela débute par des mots dont un bordel de Kinshasa ne voudrait plus tellement ils ont été vidés de leur substance, et se termine logiquement par la promesse enthousiaste de faire table rase de ce que nous sommes encore, d’un systématisme que n’auraient pas renié les poètes du Kampuchea démocratique.
«     * Engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations.
* Systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires.
* Promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement.
* Inciter fortement les employeurs et le premier d’entre eux, l’Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat.
* Limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique.
* Soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l’égalité réelle et de la diversité . »

Combattre… systématiser… promouvoir… limiter… forcer… soumettre… organiser…
Vœux pieux et grand principes généreux diront les derniers naïfs, tels des poulets rivés par les pattes sur la chaîne avant la décapiteuse.
Soyons magnanimes envers ceux-ci : faisons-leur lire ces lignes en remplaçant simplement les propositions avancées par « discrimination positive d’une élite de souche française » et s’ils se récrient demandons-leur simplement : pourquoi ?
Ceux qui marqueront un temps d’arrêt pour réfléchir seront sauvables, les autres qui avanceront une explication toute prête se seront condamnés eux-mêmes.
Nous autres, Français, et c’est un Français qui vous parle, savons désormais ce qui nous attend. Il n’appartient qu’à nous de nous y opposer.

PS. Dans le même numéro, André Kaspi préconise, dans son rapport à paraître, de faire le ménage dans les commémorations. Comprendre : les garder toutes in fine, quitte à mettre les plus farfelues sous cloche, déclenchant la polémique des gardiens de la repentance. Un bon cru, décidément.
http://www.lejdd.fr

Bergen Bimbos

février 3, 2009

Aujourd’hui, petit exercice de photographie comparée.

J’entends d’ici les huuuuuurlements que pousserait le photographe de l’affiche du film si on lui mettait l’autre sous le nez avec un point d’interrogation.

Évidement que ce con, ou cette conne, n’y a pas pensé – n’est pas compositeur graphique de pochette d’album de techno nazi-pédée qui veut – c’était une « figure » qui traînait quelque part dans un coin de sa tête, tellement poussiéreuse qu’il en a oublié l’origine. Comme une pieta, une cène, un déjeuner sur l’herbe ou une place Tian-An-Men : une scène originelle dont le sens s’est perdu, devenue accessoire à force d’avoir trop servi.

Et encore, s’il les avait fait s’asseoir derrière une table, la productrice l’en aurait sans doute dissuadé, se remémorant un précédent source d’enquiquinements, sans trop bien se rappeler les motifs, il faudra qu’elle retrouve le numéro de Stratégies.

Bien que cela ne se fasse pas de penser à la place des gens, rien n’interdit de postuler que  cet artiste du sixième art ait eu envie de donner raison à la fois à Hitchcock qui aurait prétendu que les acteurs n’étaient que du bétail, et à d’autres qui estiment que les femmes ne sont que de la viande. Hypothèse gratuite, j’en conviens, avancée de la même manière qu’on peut aussi s’amuser, toutes proportions gardées (j’adore cette expression qui permet les pires horreurs et les à peu près les plus douteux…), à plaider les circonstances atténuantes à un serial killer. Encore que ce soit faire injure à cette corporation dont nombre de membres ont assumé leurs actes.

Notre époque amnésique pourtant obsédée de la Mémoire ™ aura donc permis la transmutation de charniers en composition glamour. Comme ça, gratuitement, sans même aucune intention de nuire, de choquer ou de susciter un éventuel débat sur la mort du cinéma français.

Et à mon avis, ce n’est pas fini…

bergen-bimbos

bergen-belsen

Légende :

en haut : tas de bimbos comédiennes semi anorexiques dont une enceinte posant pour le film « Le Bal des actrices », de Maïwenn. (Qui ?.. )

en bas : fosse commune de déportés à Bergen-Belsen, morts du typhus après leur libération par les Britanniques.

Gaza-Israël : extension du domaine de la lutte

janvier 11, 2009

Chez Desouche, BDS sous-titre ainsi sa vidéo :

Le PMF, ou parti des «musulmans de France**» , milite en faveur de la Palestine et résume sa position par un mot d’ordre simple : «une terre, un peuple». Une devise que nous approuvons sans restriction.


C’est certain, BDS, nous l’approuvons tous sans restriction. Pour ce qui nous concerne, du moins. Ensuite, chez les autres, c’est parfois et souvent fonction de leur histoire, et je ne pense pas qu’au Proche-Orient.

Mais comme il est pour le moment illusoire – encore qu’on puisse se demander pourquoi, comme si l’Histoire indiquait à l’avance les dates à saisir sur le calendrier – d’espérer une manifestation française sur le même mot d’ordre au sujet de son propre territoire, les commentaires qu’on pourrait être tentés de faire me feront l’effet d’un coussin glissé sous notre séant dans cette nouvelle caverne qu’on appelle internet.

Je ne crache pas dans la soupe, je suis un fervent spectateur et projectionniste de ce média, mais c’est un sentiment latent qui ne demandait qu’à s’exprimer à cette heure tardive.

Le fait est que commenter les championnats dans le reste du monde en s’engueulant sur des équipes étrangères, c’est une chose, constater que les matches débordent chez nous et qu’on n’a ni équipe, ni même possibilité de jouer à domicile, c’est usant à la longue.

Deux autres vidéos d’une semaine de téléfootoir :

Sur la première des Bobbies londoniens fuient devant des islamistes aggressifs et goguenards supporteurs de l’équipe Palestinienne, le 3 janvier 2009.

Sur la seconde, leurs alter ego « parisiens », manifestant pour le même prétexte – peut-on appeler ceci une cause. Même dans le sens de motif de leur envie de foutre la merde en crinat alaouaquebarre parce qu’ils ne savent rienfaire d’autre et que ça réchauffe de leur indignation courroucée ?  – saccagent la place de la République, hier samedi 10 janvier 2009. C’est plus courant, déjà.

Pour conclure sur cette analogie footbalistique, il semble aquis qu’il n’est de bon houliganisme qu’étranger, aux yeux de l’agglomérat de parasites cooptés qui nous tient lieu de gouvernement.

Addendum : plein d’autres jolies images animées ici.

I wish you a Merry Christmas and a Happy New Year

décembre 24, 2008

L’expression « fêtes… de fin d’année » était un raccourci qui sous-entendait Noël et le Nouvel An. Dans le meilleur des cas, on vous souhaitait volontiers de bonnes fêtes de Noël. Quoique la Saint Sylvestre – qui nomme encore de la sorte le 31 décembre, au fait ? – était une fête d’adulte et le réveillon de Noël, une fête de famille empreinte de mystère et de sacré dont la messe de Minuit constituait le point d’orgue (avec ou sans.  Les orgues…). Cette distinction allait cependant de soi, même si on pouvait déplorer cette paresse des mots.

Aujourd’hui, il est patent que cette périphrase est voulue dans le but d’éviter de faire mention de Noël. Au mieux, si on peut appeler cela « mieux », Noël est laïcisé à outrance. On n’en conserve que les symboles les moins religieux, ou vidés de leur substance : outre le sapin désormais présenté comme un objet de consommation saisonnier, on parlera de Père Noël, de rennes, de lutins, de bonhomme de neige, d’étoile peut-être, mais en tant qu’élément de déco. Et encore, devant la concurrence effrénée de sorcières de Noël et autres Noël mandingues (sic…), il a du soucis à se faire, Santa Claus.

En revanche, toute référence religieuse est bannie et la Nativité du Fils de Dieu, sciemment occultée. Je le redemande chaque année, combien de crèches pouvez vu dénombrer dans les vitrines de magasins ? Celles qui restent entières, du moins, pas comme en Belgique ou à Pont-à-Mousson. Et si l’exercice vous semble trop périlleux, essayez de trouver plus d’une carte de vœu souhaitant un Joyeux Noël avec une image de la Sainte Famille au lieu d’un bonhomme de neige ivre mort.

Je ne sais ce qu’il en est en province, mais à Paris vous pouvez vous accrocher pour lire un « Joyeux Noël » illuminé suspendu d’un côté à l’autre d’une rue, quand ceux-ci étaient banals il y a encore quinze ans – je sais, c’est un siècle.

Autre signe d’une évolution dont je n’avais pas pris la mesure : les rues commerçantes autrefois animées de chants de Noël, sont de nos jours désespérément silencieuses. Je n’oserais plus espérer un « Il est né le Divin Enfant », mais même un guilleret « Vive le vent d’hiver » aurait fait l’affaire. Et quand je dis « autrefois » je précise que je suis quadragénaire, et n’ai pas l’âge de Mathusalem. Croisons les doigts pour qu’il ne vienne pas à l’esprit d’un abruti producteur de dix, genre fils de Président, l’idée de faire un… Non, je n’ai même pas envie de le dire.

Joyeux Noël à tous, à vos familles, à vos proches.

http://www.deezer.com/track/we-wish-you-a-merry-christmas-T325946