Posts Tagged ‘Tourisme’

DSK, victime de la pub

mai 15, 2011

Et dire qu’il avait quitté le Sofitel avant la permission de 16 heures…

Eirin go bragh !..

juin 13, 2008

L’Irlande a voté Non à l’adoption de la notice de l’UE ™

Pour les ceusses avides de commentaires développés, je les renvoie au dernier billet du Bal des dégueulasses.

Un singe en hiver

juin 2, 2008

C’est inexact, mais c’était pour la beauté du titre. D’une part ce n’était pas en hiver, mais au mitant d’un printemps pourri, et puis ce n’était pas un singe; ou alors un vieux, de l’espèce des vieux gorilles solitaires à qui on n’apprend pas à faire des grimaces.(*) Sinon, pour la différence d’âge Bébel-Gabin, oui, ça pourrait coller – et c’est ainsi qu’on se froisse pour longtemps avec des potes.

On aimerait tous avoir la Ronde de nuit chez soi, à condition d’avoir de la place, mais c’est encore plus illusoire que de prendre le pouvoir sans coup férir à l’issue d’une égrégore bien menée. En revanche, une esquisse dédicacée du même artiste sur un coin de nappe en papier, c’est moins coûteux en assurance, ce n’est pas plus grand qu’un ex libris mais ça n’a pas de prix.
Voici donc l’anti-lettre de château que je me flatte d’avoir reçu de Mister T. pour me remercier de mon invitation sauvage.

J’ai rajouté deux lignes de conclusion apocryphes.

PS. Outre le fait qu’ « Un singe en hiver » [inexplicablement absent du premier volume (1945-1968 ) de « Le Cinéma Français », de Jacques Siclier] illustre l’exemple parfait de ces adaptations parfois supérieures au roman, mesurez maintenant le gouffre qui sépare cette œuvre populaire , livre comme film – comprenez non-intellectuelle et surtout sans putain de messages citoyens – de la fin des années cinquante à la dernière palme d’or.
Inspirez, expirez…
Tirez-vous une balle dans la tête, ou levez votre verre et trinquez à l’inévitable.

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J’attendais ce midi le passage d’un ami imaginaire comme dirait Gipi… Une relation de fora…
Le mec m’avait foutu un post du genre : Je passe dans ton coin, on pourrait peut être, etc. etc.
Moi, je lui avais répondu que : Oui, pourquoi pas…En fait, je suis toujours là sauf quand j’y suis pas, tu verras bien…
Ce matin, je me suis donc lavé la bite un grand coup (on sait jamais ) et puis j’ai mis du beau linge, histoire de ressembler un peu à quelque chose…
On a beau essayer d’imaginer la tronche d’un mec avec qui on galèje sur un forum, c’est comme à la radio…on est toujours à côté plus ou moins….
Je lui avais dit d’arriver de bonne heure, au mec…parce que moi, à huit heures le soir, j’étais couché. Ch’uis pas vraiment un noctambule exubérant.
Onze heures du mat’, ça m’allait bien… le temps de papoter devant un apéro avant de passer à table; et avec un peu de chance, je ne loupais pas Les Feux de l’amour
A dix heures trente, il m’a téléphoné grognon qu’il était embousé dans les embouteillages sur le périph’…ça commençait bien, notre guinguette.
Il a quand même fini par arriver. Les chiens se sont mis à gueuler et ma femme a compris que c’était ça, du fait qu’il ne vient jamais personne… Elle est sortie pour bien montrer qu’elle avait droit aux initiatives et qu’on était pas chez les bicots oû la femme se planque sous le plumard des qu’une paire de couilles franchit le perron. Je l’ai entendue qui disait des amabilités, alors, je suis sorti, moi aussi…
j’attendais une espèce de dandy genre anglo-saxon de l’espèce : c’était mieux avant… . Y’avait de ça…Bonne allure…
D’emblée, sans respirer, on s’est mit une bouteille dans le pif…un champ’ élevé en fût…10 ans d’âge au moins…un truc qui renardait un peu…faut aimer. Ça vous décrispe les préliminaires… c’est épatant…
Je lui avais dit aussi : tu m’épargnes le coup du bouquet de fleurs pour Madame, hein ?!.. Du coup, il est arrivé avec une saucisse à la main… Pas la sienne, quand même…non ! une saucisse du Perche…ou un truc du genre, parce que du Perche, finalement, il avait pas trouvé…un truc sans doute bien agréable à grignoter pour quelqu’un qui aurait des dents…
Outre une putain de terrine de lièvre et un pâté de foie maison ( « hallal ET casher ») ma femme avait fait un lapin avec un tas de fouillis de plantasses dedans…à s’en péter les durites !…
Moi, je peux vous dire que le mec, c’était un faux maigre !.. le coup de fourchette, putain !.. Il reprenait de tout, tout le temps !.. La cuisinière en était rosâtre de plaisir… S’sentait plus pisser, rapport aux compliments du glouton !.. Le Morgon était épatant, lui aussi…en dix minutes, rinçé !..
Avé le fromage, on s’est engourdi la tétine que notre hôte avait sous le bras en arrivant…
– c’est quoi, ce vin de bougnoule ?..
– Tu le connais pas le Côte Rôtie ?!..
Bien sur que si… je connaissais , mais j’ai quand même eu l’air un peu con sur ce coup là…même à rabâcher que pour moi, l’Algérie commençait sous la Loire, idem pour les Sidi Brahim… C’était de la pure mauvaise foi pour faire le mariole; parce qu’en guise de chasse cousin, putain…ça vous câline la glotte gentiment aussi, c’t’affaire…

On a même pas eu le temps de causer politique…à cause de la bouffe, des boulots, des digressions de ci de là…C’était pas plus mal, d’ailleurs.

Juste avant son départ, on est allé faire un tour au jardin…La mini uzi, il ne connaissait pas vraiment. 1200 prunes minute, ça décoiffe…On était censés arroser le carré de poireaux qui montaient en graine, histoire de faire un peu de sport…il s’est retrouvé en 3 secondes avec le bras en l’air, pile à l’équerre de sa position initiale de tir…

– Fais gaffe…tu vas me butter un écureuil !..

– Oh, ça va ! Fais pas chier ! Tu as peur pour ton cheptel de viande d’hiver ?.. qu’il m’a répondu.
Bon, c’était pas tout, mais j’avais me sieste à faire, et l’autre parigot s’incrustait et commençait à crocheter mon meuble bar, alors je lui ai glissé que son copain – oui, parce que je n’étais qu’une étape régionale dans sa tournée de mondanités – s’impatientait peut-être. Il a fini par décamper et présenter ses hommages à ma Dame sans vomir partout – faut lui reconnaître qu’il sait se tenir – mais quand je l’ai vu démarrer avec ses trois grammes cinq, je me suis dit que, Dieu ou Dieux, il y avait un ange gardien pour les poivrots.

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(*) Erratum : c’est évidemment le jeunot de l’histoire qui incarne le singe en hiver.

[…] Avec ce merveilleux instinct des enfants qui savent où il faut frapper, Marie sut se faire plus petite qu’elle n’était, au bon moment :
– Raconte-moi une histoire, demanda-t-elle en se blottissant un peu.
Fouquet ne savait pas d’histoires.
– Inventes-en une. Tu le faisais quand j’étais jeune, insista-t-elle comiquement.
C’est alors qu’il lui raconta celle du singe en hiver.
– Elle est vraie, dit-il, mon ami de tout à l’heure me l’a apprise, il n’y a pas longtemps : aux Indes, ou en Chine, quand arrivent les premiers froids, on trouve un peu partout des singes égarés là où ils n’ont rien à faire. Ils sont arrivés là par curiosité, par peur ou par dégoût. Alors, comme les habitants croient que même les singes ont une âme, ils donnent de l’argent pour qu’on les ramènent dans leur forêt natale où ils ont leurs habitudes et leurs amis. Et des trains remplis d’animaux remontent vers la jungle.
– Il en a vu des singes comme cela ?
– Je crois bien qu’il en a vu au moins un.
– Le singe imite l’homme, fit-elle machinalement.
– Qu’est-ce que tu dis là ?
– Ce qu’on dit entre camarades pour se faire enrager.
De grands pans de mur obscurcirent les vitres. Après s’être faufilé entre les aiguillages, à travers un taillis de colonnades électriques, le train s’enfonçait dans les tranchées par où s’annoncent les gares de banlieue.
– Notre forêt s’approche, dit Fouquet. […]

Antoine Blondin, Un singe en hiver.

Much ado about nothing

février 23, 2008

ou : pensez-vous sincèrement que cet effet d’annonce ainsi que le barouf ordinaire et téléphoné qui l’accompagne va changer le cours des choses ?..

Petit commentaire d’un article du Monde, paru ce jour.

 La gauche et des associations s’opposent à la remise en cause du droit du sol à Mayotte

Les déclarations du ministre de l’outre-mer, Christian Estrosi, interrogé sur France 2 vendredi 22 février, ont suscité de vives critiques de la part de l’opposition et des associations. M. Estrosi a proposé de remettre en cause le droit du sol à Mayotte, une « décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française ». Il entend ainsi lutter contre l’immigration clandestine sur cette île française de l’océan Indien où « 30 % de la population est en situation clandestine, irrégulière » et qui pourrait « être majoritaire dans dix ans ». [La population est composée d’un tiers de clandestins. Un tiers. Et le robinet est grand ouvert. Faut-il rajouter un commentaire à cet état des lieux ou les gens ne savent-ils pas lire ?]

Le député apparenté PS de l’Aisne René Dosière s’est insurgé contre « cette remise en cause du droit du sol » qui est à la fois « inefficace, irresponsable et dangereuse ».  [M. Dosière doit être du genre à préconiser l’installation d’un rideau anti-mouche en lamelles de plastique à l’entrée des bijouteries de la Place Vendôme pour lutter de manière « efficace, responsable et prudente » contre les vols à main armé.]   » Profondément scandalisée » par cette annonce, Eliane Assassi, sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis, a dénoncé des déclarations « qui ouvrent une brèche dans la remise en cause du droit du sol, lequel a pourtant été au fondement de la République et de la société française ».  [Fondement, mon cul !]  Mme Assassi s’inquiète d’une éventuelle « extension » de ce projet « à d’autres territoires français, voire à la France métropolitaine ».  [D’autres auraient tendance à s’en réjouir, mais pas de faux espoirs : le jour où un gouvernement prendra l’initiative d’un référendum sur la question, le bambara, l’arabe et le… – quelle langue parle-t-on à Mayotte et dans les parages ? – seront majoritairement les langues maternelles de nos concitoyens.]

« SUSPENDRE LA LÉGALITÉ RÉPUBLICAINE »

Du côté des associations, les réactions sont aussi vives. Dans un communiqué, France Terre d’asile a qualifié de « provocations » les propos de M. Estrosi qui touchent au « sacré de la République, le droit du sol ».  [ Machinalement, quand on associe les mots « sacré et « sol », me viennent à l’esprit des couplets d’une vieille chanson d’autrefois où il était question d’une flamme sacrée qui montait du sol natal, mais pas du droit des peuples à disposer d’un passeport français par la grâce d’une sage-femme.] Elle a fustigé la stigmatisation « de l’immigré, éternel fraudeur, abusant de l’hospitalité (…) détournant les lois » que M. Estrosi « espère sans doute productive à quelques encablures des élections municipales ». [Si c’est le miracle de la « stigmatisation » qui la gêne, je suis d’accord pour la remplacer par des actions plus rationnelles telles que « clouer au pilori », puis « éjecter sans autre forme de procès ».]  SOS-Racisme a fait part de son « indignation » et a demandé au gouvernement de « renoncer » à cette proposition « intolérable » de M. Estrosi.  [La publication d’un communiqué dans un quotidien doit obéir à des mots-clefs. « Indignation », « intolérable », scandale », « valeurs de la République », « sos racisme », « comme c’est triste » font d’évidence partie de la liste.]  Selon SOS-Racisme, cette mesure « ne répond en rien au problème de l’immigration (…), occulte ce qui serait une vraie solution : le codéveloppement (…) et revient, ni plus, ni moins, à suspendre la légalité républicaine ».  [En l’occurrence, elle est tout sauf « occulte », ce serait plutôt sa trop grande « visibilité », le soucis.]

Le président du MoDem, François Bayrou a, lui, reconnu qu’il fallait trouver « une autre règle ». Il a appelé à « ne pas en faire un sujet passionnel » bien qu’il faille « trouver une solution pour éviter que ces déséquilibres s’accroissent » à Mayotte.  [Très bien. Mais quelle règle, quelle solution, propose-t-il, alors ? Allo ?.. Toujours fascinant, ces gens qui ambitionnent de diriger le pays et sont capables de parler pour ne rien dire sans se liquéfier de honte. Ni que personne ne leur lance des pierres. Ou des tomates.] Le juriste spécialisé en droit constitutionnel, Guy Carcassonne, a jugé qu’un aménagement du droit du sol n’était pas « contraire à la Constitution ». M. Carcassonne a rappelé que « le droit du sol [avait] été reconnu par les lois de la République, mais ce n'[était] pas du tout un principe constitutionnel ». « Ce droit a été fait en 1889 pour répondre aux exigences de la conscription dans l’idée d’une revanche contre l’Allemagne. »  [ Merci, M. Carcassonne, pour ce rappel constitutionnel qui donnera de quoi alimenter les pages « débats » de nos colonnes, vous pouvez regagner votre bocal à formol.]